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les oiseaux endemiques, outils de la conservation : volume i document de synthese

Faculte Des Sciences — nan — None ()

Auteur : rene de roland lily arison

Année de soutenance : 2010

Diplome : HDR

Langue : FR

Résumé

ce document se résume en trois parties principales qui tracent en quelques lignes les différentes péripéties de mes 17 années de recherches appuyées par le projet «the peregrine fund». en premier lieu, les informations sur la biologie et l’écologie des rapaces qui sont pour la plupart endémiques de madagascar ainsi que les autres espèces aviaires supposées disparues. nous entamons ensuite les points essentiels sur la conservation des espèces et de leur habitat naturel et les actions auprès de la population locale qui généralement, dépend de ces ressources naturelles. enfin nous abordons la préparation des jeunes chercheurs en vue d’un transfert de compétence aux étudiants et aux techniciens nationaux. des études biologiques et écologiques de 12 espèces de rapace ont été effectuées depuis 1992 y compris les trois espèces classées les plus rares du monde au début des années 90 : l’aigle pêcheur de madagascar haliaeetus vociferoides, l’aigle serpentaire de madagascar eutriorchis astur et l’effraie de soumagne tyto soumagnei. nous avons obtenu des résultats sur leurs exigences du point de vue régime alimentaire ainsi que leurs habitats préférés. etant donnée la grande dispersion des rapaces, nous avons travaillé dans différentes régions de l’île afin d’obtenir le maximum de résultats dans les différents écosystèmes. de ce fait, après avoir découvert en 1997 le nid de l’oriolie de bernier oriolia bernieri, un oiseau menacé et classé vulnérable, nous avons décrit pour la première fois la biologie de la reproduction de cette espèce. de même, en 2006, nous avons redécouvert une espèce d’oiseau d’eau classée probablement disparue telle que le fuligule de madagascar aythya innotata. en plus, plusieurs informations sur la nouvelle distribution géographique des avifaunes malgaches ont été décrites que ce soit forestier ou aquatique. la conservation de la biodiversité n’est pas limitée à la connaissance de la biologie et de l’écologie des espèces étudiées, aussi avons-nous axé nos efforts sur la protection de l’habitat naturel. compte tenu de la grande vitesse de la dégradation des ressources naturelles par l’effet anthropique, nous avons constaté que l’implication de la population riveraine sur la gestion des ressources naturelles est primordiale. alors, depuis 1997, nous avons créé sept associations locales reparties dans trois sites différents dans le but de la protection des habitats naturels au niveau des zones humides importantes de madagascar. en collaboration avec les services techniques régionaux rattachés au ministère de l’environnement et des forêts et au ministère de la pêche, plusieurs sessions de formations et de sensibilisations ont été organisées pour les membres de ces associations. actuellement, nous constatons que la population locale est à la fois consciente et convaincue sur l’importance de la conservation de la nature dans la vision de la génération future. enfin, les expériences que nous avons acquises que ce soit à madagascar qu’à l’extérieur durant ces 17 années de recherches, ont été transférées aux étudiants de l’université d’antananarivo et de toliary ainsi que des étudiants de l’institut supérieur polytechnique de madagascar (ispm). ce transfert de compétence est surtout basé sur l’encadrement technique sur terrain ainsi que sur des cours théoriques concernant les avifaunes et la biologie de la conservation. dans ce cadre, nous avons été invités à donner une conférence aux 74 doctorants des universités de l’océan indien, réunion qui s’était déroulée lors des doctoriales de ces universités à antsirabe. certains résultats ont été publiés dans des journaux scientifiques internationaux.