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polyandrie et diversite genetique de l'abeille apis mellifera unicolor (hymenopteres apidae) de madagascar

Faculte Des Sciences - Entomologie, Culture, Elevage, Santé - None ()

Auteur : rasolofoarivao henriette

Annee de soutenance : 2011

Diplome : DEA

Langue : FR

Resume

l’abeille apis mellifera unicolor est endémique à madagascar, elle participe à la pollinisation de la flore locale endémique y compris les cultures vivrières et les cultures d’exportation telle que le litchi. en 2010, l’arrivée du varroa, acarien ectoparasite des abeilles a été détectée et déclarée pour la première fois dans quelques régions des hauts plateaux. notre objectif est d’étudier le taux de polyandrie, et de comparer la diversité intra/inter colonie dans des colonies infestées par le varroa à celles indemnes de cette race. ces informations nous permettront de voir les impacts de la varroase dans le comportement reproductif et dans la résistance via les différences génétiques. six marqueurs microsatellites (a7, a24, ap55, ap81, a113, ac306) ont été utilisés pour analyser 926 individus de 32 colonies d’abeille. l’adn mitochondrial au niveau de la région intergénique du cytochrome oxydase coi et coii d’un individu pour chaque colonie a été séquencé. les marqueurs microsatellites utilisés ont montré qu’il n’existait aucune différence significative sur le taux de polyandrie entre les colonies collectées dans les 5 sites infestées par le varroa d’antananarivo avec celles des 2 sites indemnes de manakara. l’analyse de la diversité a montré qu’il y a peu de diversité allélique inter-coloniale entre les ruchers exploités et échantillonnés. le séquençage de l’adn mitochondrial a montré que la diversité haplotypique des individus testés était très faible. aucune structuration des populations n’a pu être détectée. le nombre de mâles fécondants par reine par colonie observé (de 7 à 17 mâles) est voisin de celui d’autres races d’apis mellifera : ainsi, le varroa ne semblerait pas encore avoir d’effet sur la polyandrie des ruchers observés. ceci pourrait s’expliquer soit par l’arrivée encore récente du varroa soit par la préférence trophique du varroa qui pourrait attaquer préférentiellement les ouvrières que les mâles. la faible diversité génétique observée, pourrait être considérée comme la conséquence d’une « mauvaise » conduite des ruchers, liée à des croisements consanguins issus de même origine parentale ou au moins maternelle. outre la bonne conduite apicole, la sélection des lignées résistantes afin d’obtenir des reines ayant des gènes de la résistante au varroa est une alternative dans la lutte contre ce dernier en combinaison ou non avec d’autres méthodes.

Mots cles

apis mellifera diversite genetique abeille apis mellifera unicolor abeille apis mellifera apis mellifera unicolor mellifera unicolor hymenopteres unicolor hymenopteres apidae