polyandrie et diversite genetique de l'abeille apis mellifera unicolor (hymenopteres apidae) de madagascar
Faculte Des Sciences - Entomologie, Culture, Elevage, Santé - None ()
Resume
labeille apis mellifera unicolor est endémique à madagascar, elle participe à la pollinisation de la flore locale endémique y compris les cultures vivrières et les cultures dexportation telle que le litchi. en 2010, larrivée du varroa, acarien ectoparasite des abeilles a été détectée et déclarée pour la première fois dans quelques régions des hauts plateaux. notre objectif est détudier le taux de polyandrie, et de comparer la diversité intra/inter colonie dans des colonies infestées par le varroa à celles indemnes de cette race. ces informations nous permettront de voir les impacts de la varroase dans le comportement reproductif et dans la résistance via les différences génétiques. six marqueurs microsatellites (a7, a24, ap55, ap81, a113, ac306) ont été utilisés pour analyser 926 individus de 32 colonies dabeille. ladn mitochondrial au niveau de la région intergénique du cytochrome oxydase coi et coii dun individu pour chaque colonie a été séquencé. les marqueurs microsatellites utilisés ont montré quil nexistait aucune différence significative sur le taux de polyandrie entre les colonies collectées dans les 5 sites infestées par le varroa dantananarivo avec celles des 2 sites indemnes de manakara. lanalyse de la diversité a montré quil y a peu de diversité allélique inter-coloniale entre les ruchers exploités et échantillonnés. le séquençage de ladn mitochondrial a montré que la diversité haplotypique des individus testés était très faible. aucune structuration des populations na pu être détectée. le nombre de mâles fécondants par reine par colonie observé (de 7 à 17 mâles) est voisin de celui dautres races dapis mellifera : ainsi, le varroa ne semblerait pas encore avoir deffet sur la polyandrie des ruchers observés. ceci pourrait sexpliquer soit par larrivée encore récente du varroa soit par la préférence trophique du varroa qui pourrait attaquer préférentiellement les ouvrières que les mâles. la faible diversité génétique observée, pourrait être considérée comme la conséquence dune « mauvaise » conduite des ruchers, liée à des croisements consanguins issus de même origine parentale ou au moins maternelle. outre la bonne conduite apicole, la sélection des lignées résistantes afin dobtenir des reines ayant des gènes de la résistante au varroa est une alternative dans la lutte contre ce dernier en combinaison ou non avec dautres méthodes.