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la primatologie : un outil de conservation (cas des lemuriens de madagascar). i document de synthèse

Faculte Des Sciences — nan — None ()

Auteur : ratsimbazafy jonah h.

Année de soutenance : 2011

Diplome : HDR

Langue : FR

Résumé

ce document est le reflet des travaux de recherche que j’ai effectués durant ces vingt ans de service, consacrés dans le domaine de l’environnement. m’orienter vers la recherche et la protection de la nature fut un choix. elargir les centres d’intérêt est un élément essentiel pour parvenir aux objectifs recherchés. j’en ai pris conscience lors de mes différentes formations et des travaux entrepris, ainsi que des collaborations avec d’autres chercheurs. cette diversité d’intérêts m’a permis de rédiger plus de 54 articles scientifiques (80 si les résumés des posters et présentations orales sont aussi inclus). les lémuriens font partie des espèces emblématiques de madagascar et la plupart d’entre eux subissent les effets de la dégradation de leur environnement (forêt, marais) ainsi que les différentes agressions comme la chasse sauvage. pourtant la découverte de nouvelles espèces se poursuit encore grâce au progrès dans le domaine de la recherche génétique. néanmoins, 42 % de ces lémuriens restent méconnus. une des priorités serait de mieux connaître leur diversité et leur distribution, afin de mieux les protéger, ce que nous avons développé dans le premier chapitre (diversité et distribution des lémuriens) de la partie : « recherches sur les lémuriens » de ce travail. par ailleurs, la compréhension des faits écologiques permettant leur existence dans certaines régions a été fondamentale. ainsi, la comparaison des lémuriens et de la forêt les abritant à kirindy (à l’ouest) et à ranomafana (à l’est) y a beaucoup contribué. c’est le sujet du deuxième chapitre de cet ouvrage. les lémuriens élaborent des stratégies d’adaptation, indispensables à connaître, pour pallier aux désagréments que subit leur habitat, puisque la plupart des forêts de madagascar souffrent des dégradations d’origine humaine ou sont dûes à des catastrophes naturelles tels que les cyclones. pour connaître ces stratégies, une des méthodes utilisées consiste à observer les lémuriens dans leurs habitats naturels. des observations à long terme ont été réalisées auprès des lémuriens diurnes de fandriana-marolambo, manombo et mahabo. ainsi, avons-nous observé durant plusieurs années les varecia variegata et les eulemur cinereiceps qui font partie des espèces menacées et nous avons pu examiner les moyens qu’ils utilisent pour subsister à leur besoin face à l’insuffisance de nourriture auprès des plantes endémiques. les résultats ont cependant montré qu’ils peuvent s’adapter avec les graines de plantes « exotiques ». de tels résultats pourront contribuer à leur protection. la transmission de ces différents résultats lors d’enseignements universitaires est indispensable ainsi que des démonstrations sur le terrain. de même, cela permet de juger le travail des étudiants lors des différentes présentations. cette volonté d’informer est une des raisons pour laquelle j’ai voulu enseigner dans plusieurs départements universitaires. en ce qui concerne madagascar, une des conditions incontournables pour que la mission de conservation des lémuriens aboutisse est de travailler en collaboration avec la population locale et les différentes parties prenantes intervenant dans ces zones d’actions (ongs, élus locaux, mnp, ministères et autres représentants gouvernementaux). dans cette optique, nous avons créé des associations de conservation aidant à la protection des animaux et de leurs habitats dans les lieux où durrell est installé puisque leurs actions oeuvrent également pour la protection de ces patrimoines. enfin, nos participations aux différentes conférences, groupe de réflexions et séminaires (ou congrès) locaux et internationaux ont été fondamentales puisqu’elles ont permis entre autres de diffuser les résultats de nos recherches et de s’échanger des valeurs d’intérêt commun. ces rencontres constituent une plate-forme d’échanges pour tous ceux qui partagent les mêmes objectifs, de définir ensemble les stratégies d’actions pour la protection des lémuriens et leur habitat. dans cette perspective, j’ai participé à plusieurs conférences internationales organisées par l’international primatological society.