effets des pesticides sur le plan phytosanitaire. stratégies de lutte contre les ennemis des cultures pour une agriculture durable : synthèses
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — nan — None ()
Auteur : rafalimanana halitiana joséa
Année de soutenance : 2012
Diplome : HDR
Langue : FR
Résumé
protéger les cultures doit rester un souci pour tout paysan. cette étude a été menée dans lobjectif danalyser les conséquences des traitements insecticides sur le plan phytosanitaire et de mettre au point des stratégies pour y remédier. la population de ravageurs (acariens, pucerons, drosophiles ) peut être contrôlée par les auxiliaires (prédateurs, parasitoïdes). les effets des insecticides sur les parasitoïdes ont été évalués : - des effets sublétaux de quelques insecticides (exemple : effets de dl20 de chlorpyriphos éthyle sur les comportements de repérage olfactif mis en jeu dans linfestation de lhôte) sont observés sur les parasitoïdes de drosophiles et des pucerons au laboratoire. - des effets de retard et de faible niveau dinfestation des parasitoïdes de pucerons de choux sont observés au champ suite à lapplication de deltaméthrine (7g m.a/ha) et de méthidathion (400g m.a/ha). il a été démontré que lutilisation abusive de pesticides, une des pratiques paysannes, pour contrôler la pullulation de pucerons et des acariens favorisent le phénomène daccoutumance (diméthoate sur acariens) et évidemment nest pas techniquement rentable. des inventaires faunistiques des auxiliaires sur les pucerons ont été menés sur les cultures maraîchères. ils se caractérisent par une diversité despèces dauxiliaires et dhyperparasites. ces auxiliaires narrivent plus à maîtriser la population de pucerons. par conséquent, une stratégie permettant de favoriser laction des auxiliaires simpose : - pour les ravageurs qui ne sont maîtrisés que par la lutte chimique (cas des acariens), lapplication de la lutte intégrée permet de limiter ces inconvénients. la lutte intégrée favorise dabord les méthodes alternatives (lutte agronomique, mécanique, biologique) et nutilise les pesticides quà partir dun seuil de nuisibilité. - la lutte biologique peut être appliquée pour contrôler la pullulation de pucerons. on pourra utiliser des insecticides naturels (piments, ail, cendre ) et/ou manipuler lenvironnement (implantation de champ dinsectes près de la culture à protéger). leur mise en oeuvre nécessite encore une mise au point pour être rentable.