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contribution a l'amelioration d'une strategie de partenariat : cas du programme de soutien aux pôles de micro entreprises rurales et aux économies régionales ou prosperer analamanga

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - Gestion - None ()

Auteur : ramanankonenana tamby misaina

Annee de soutenance : 2012

Diplome : MAITRISE

Langue : FR

Resume

cette étude sur les stratégies de partenariat se souciait de savoir comment atteindre les objectifs d’une entité en utilisant le partenariat comme un des recours pour y parvenir. d’une part, la stratégie se préoccupe de la meilleure allocation des ressources disponibles pour aller vers un but précis. et d’autre part, les partenaires se réunissent en ayant des avantages communs et reconnaissent la coopération comme étant une option qui permet d’atteindre leurs objectifs plus facilement. mais pour tester la pertinence de ces affirmations, dans un premier temps, il a fallu décrire d’abord les moyens utilisés. madagascar étant un pays où 75 ou 80% de la population sont des ruraux, l’axe d’étude choisi est un programme de développement dénommé prosperer (programme de soutien aux pôles des micro entreprises rurales et aux economies régionales). aussi appelé fanoitra (fanohanana ny orinasa iraisan’ny tantsaha rehetra eny ambanivohitra), il s’est occupé de la redynamisation de l’économie régionale, spécialement dans le milieu rural depuis ses quatre années d’existence. cela se manifeste par l’appui-soutien qu’il offre aux entreprises les plus vulnérables notamment les micro-entreprises rurales (mer) et les petites entreprises rurales (per) afin d’accroître leurs revenus et de contribuer vivement au développement de l’économie. en outre, le programme mobilise aussi divers organismes comme les institutions de micro-finance (imf) et les opérateurs locaux. cependant, le programme ne travaille pas seul. il est en collaboration avec l’etat malagasy. les partenaires étatiques sont les directions techniques des divers ministères, à savoir : la direction régionale de développement rural (drdr), la direction générale de la promotion de l’artisanat (dgpa), la direction inter-régionale de l’industrie (diri), la direction régionale de l’economie (dre), et l’hébergeur chargé d’assurer la pérennisation du programme dans un futur proche qui est la chambre de commerce et d’industrie d’analamanga (ccia). l’intervention du programme dans la région d’analamanga est en relation étroite avec ces directions techniques du gouvernement. les activités des paysans sont très diversifiées, entre autres l’agriculture, l’artisanat, le commerce et le transport. d’ailleurs, l’objectif des directions régionales est la promotion de ces activités d’où la nécessité du partenariat entre le gouvernement et le programme. notre mission était alors d’étudier, d’un côté, les relations entre le programme et ses partenaires et d’un autre coté l’impact de la stratégie sur les bénéficiaires. pour la réaliser, nous sommes passés par la documentation et l’entretien. la documentation consiste à lire les ouvrages des grands auteurs en management et les documents de base pour mieux comprendre le thème. sans passer par la documentation, il serait très difficile de cerner le sujet. outre la consultation des livres, l’internet a pu compléter les études académiques poursuivies à l’université et nous donne les bagages nécessaires pour la rédaction du mémoire. pourtant, la lecture des livres et les recherches sur internet ne sont que des études théoriques. il faudrait visiter les partenaires pour compléter l’étude. a cet effet, la collecte des données primaires est réalisée à partir des entretiens avec les différents responsables de prosperer. pour constater réellement les activités du programme, une descente sur terrain dans le milieu rural a été réalisée. toutefois le travail est limité dans le cadre du partenariat et l’étude est soumise à des contraintes majeures telles que le temps, l’information et surtout les moyens. afin de donner plus de précision sur le déroulement de l’étude, les différentes étapes sont bien relatées dans le chronogramme des activités. les entretiens auprès des entreprises nous ont permis de connaitre les informations de base de l’étude toute entière. les aspirations des personnes sont recueillies ainsi que leurs attentes respectives par rapport au partenariat. les résultats sont catégorisés en trois grandes parties. d’abord pour prosperer, afin de connaître la stratégie de ce programme, il est juste de recueillir des informations sur son fonctionnement, sa communication, son intervention et les principes sur lesquels elle se repose. pour cibler les bénéficiaires, fanoitra utilise divers supports de communication visuelle comme les affiches et prospectus. cela se complète par les animations et la sensibilisation dans les villages plus reculés. le programme repose sur le fait qu’il n’intervient pas directement dans les activités des mer et per. seulement, il agit comme le rôle d’initiateur au développement, celui de faire-faire. la démarche du programme se fait à partir des cinq composantes : d’abord, l’identification et la validation des micro-entreprises, ensuite, après avoir effectué un diagnostic sur ces dernières, il appuie celles qui répondent aux critères en les dispensant de formations selon leurs besoins. les jeunes ruraux sont aussi initiés au monde du travail. le programme accompagne les mer auprès des imf en leur facilitant l’accès au crédit. et enfin, la création des infrastructures à la demande des paysans permettront à ces derniers d’écouler leurs produits. ce n’est qu’après que le programme devrait effectuer un suivi évaluation et une capitalisation de ses activités. les gums ou ivo fanoitra assureront à leur tour l’accompagnement nécessaire afin que les paysans soient bien encadrés après la tenue des formations.les partenaires jouent aussi un rôle prépondérant dans la stratégie du programme. les enquêtes auprès de ces partenaires parlaient surtout des activités communes et des objectifs communs à réaliser. la relation de partenariat se base sur la combinaison des atouts de chaque entité. en effet, les directions sont dotées de personnels expérimentés qui sont à exploiter dans le cadre du partenariat. de son coté, prosperer attribue les moyens financiers et matériels pour réaliser les activités communes. l’objectif global du programme avec ses partenaires consiste à améliorer le bien être de la population rurale sur le plan socio-économique. il est à noter que dans une relation de partenariat, des contributions de part et d’autre des acteurs doivent exister. dans notre cas et d’une façon générale, les directions régionales des ministères offrent les compétences et prosperer donne les moyens. depuis mai 2008 où fanoitra est rendu officiel, plusieurs micro-entreprises ont bénéficié des services d’appui-conseil offert par le programme. ce nombre augmente annuellement. la contribution du programme relève de leur soutien au développement de ces mer afin qu’elles puissent affronter les barrières qui les empêchent de s’épanouir dans leurs activités. les résultats de l’étude s’enchainent ensuite avec les analyses. dans cette partie, nous avons expliqué et interprété les résultats obtenus en montrant notre implication. prosperer possède des particularités qui le rendent plus efficace par rapport aux autres projets précédents. cela s’affirme d’un côté par l’existence des représentants sur terrain comme les conseillers d’entreprises et les assistants d’entreprise et d’un autre côté sur sa méthode d’approche. par la suite, nous avons exposé l’intérêt du partenariat. la crise sociopolitique qui sévit dans l’ile depuis 2009 a entrainé la réduction des budgets des ministères. ces derniers ont donc besoin d’appui pour réaliser leurs activités convenablement. donc l’appui aux institutions que prosperer contribue à ces ministères assure la réalisation de leurs missions. quant à la formalisation des mer et per, cela doit passer par des procédures administratives. les directions régionales sont les entités qui sont les plus proches des paysans et facilitent les procédures. le programme a donc aussi besoin des contributions de ces ministères. cependant, le partenariat peut évoluer dans le temps. des conditions de part et d’autre devront être remplies. il serait alors préférable que non seulement le programme mais aussi les directions portent une attention particulière sur ces attentes. une partie de la réalisation de prosperer fut la construction de 6 points de ventes pour écouler les produits artisanaux dans les localités plus proches de la clientèle. malgré l’existence des efforts du programme dans ce sens, quelques contraintes restent à surmonter comme le problème de l’éloignement des formations. il y a aussi la réticence des paysans sur l’emprunt auprès des imf. après s’en suit une analyse swot qui nous a permis de faire un diagnostic du programme sur ses forces, faiblesses, opportunités et menaces. et l’analyse pestel nous permet de connaître les influences de l’environnement sur le programme. en outre, l’analyse croisée qui est issue de l’analyse swot donne de façon globale l’orientation appropriée pour l’entité. a l’issue de l’analyse, des recommandations sont présentées dans le but de montrer notre contribution à un avenir meilleur du programme. en premier lieu, la tenue d’un team-building devrait être organisée par fanoitra en fin d’année. c’est une occasion pour tous les partenaires de renforcer leur solidarité et leur cohésion. ils peuvent aussi se communiquer sur leurs attentes et mener les actions correspondantes. cette recommandation répond à notre premier objectif spécifique qui est celui de renforcer le partenariat avec les parties prenantes publiques. en second lieu, la réalisation de quelques actions correctives serait suggérée. pour faire face aux diverses contraintes énoncées, il serait préférable pour le programme de favoriser la tenue des formations, d’augmenter les encadreurs et d’intensifier la sensibilisation sur la culture de crédit. cette recommandation répond au deuxième objectif spécifique qui est celui d’améliorer l’intervention de prosperer dans le milieu rural. concernant les perspectives de l’étude, nous y avons montré que la suite de l’étude est possible même dans d’autres domaines tels que la psychologie, la sociologie et le leadership. ainsi pour répondre à la problématique, nous tenons à affirmer que le partenariat est une nécessité stratégique pour un programme de développement. en effet, mener sa mission seule plongera certainement une entité dans un univers complexe et s’y adapter demandera encore plus de temps. d’ailleurs, le programme est d’une envergure nationale tout en participant à la réduction de la pauvreté et au développement de l’économie toute entière. l’existence de partenaire lui serait très utile. les partenaires reconnaissent l’importance et les enjeux du partenariat. le fait d’avoir des partenaires rend les tâches plus faciles et l’atteinte des objectifs serait probable que ce soit pour prosperer, les directions techniques ou la chambre de commerce et d’industrie. chaque acteur contribue directement ou indirectement au bon fonctionnement de l’autre. ce qui confirme notre première hypothèse de départ stipulant que les acteurs en partenariat trouvent des avantages mutuels dans une collaboration. une bonne stratégie doit être souple et adaptée à l’environnement. elle est efficace dans la mesure où l’atteinte des objectifs est probable dans un avenir. cela s’observe sur le développement au niveau des bénéficiaires. pour réussir, les activités menées doivent se soucier plus des résultats plutôt que de satisfaire naïvement les désirs des cibles. répondre aux attentes des micro-entreprises implique donc l’assurance de leur développement. et c’est le cas de prosperer qui appuie et soutient les mer et per avec les mesures d’accompagnement adéquates. la deuxième hypothèse est ainsi confirmée étant donné que prosperer dispose d’une bonne stratégie de partenariat répondant efficacement aux attentes des individus cibles. toutefois, le programme touchera à son terme vers la fin de l’année 2015. les activités seront pérennisées par la chambre de commerce et d’industrie d’antananarivo mais sans le financement du fida. des bouleversements pourraient s’y produire si elle ne s’y prépare pas, vu que le programme sera dépourvu de ses moyens financiers et matériels. les questions qui se posent sont alors : comment conserver l’efficacité des activités en faisant abstraction aux ressources financières ? la fin de ce projet aura-t-elle un impact néfaste sur l’avenir des micro-entreprises rurales ? quelles sont les mesures d’accompagnement futures possibles pour un meilleur futur des ruraux ?

Mots cles

micro entreprises entreprises rurales economies regionales micro entreprises rurales milieu rural directions techniques directions regionales prosperer analamanga