la cooperation sino-africaine actuelle : une opportunite ou une menace pour le developpement de lafrique sub-saharienne ? le cas de madagascar
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - nan - None ()
Auteur : voninirina razakarivelo amélie gabrielle
Annee de soutenance : 2014
Diplome : DOCTORAT
Langue : FR
Resume
lapparition des pays émergents entre autres, la chine qui sest hissée au rang de donneurs à côté des pays développés a changé le paysage de la coopération internationale pour le développement. nous avons essayé dans nos travaux de mesurer limpact de la coopération sino-africaine sur lafrique subsaharienne en général et madagascar en particulier à travers les trois vecteurs de coopération dont laide, linvestissement et le commerce. des études comparatives au niveau de quelques pays et entre donneurs, nous ont permis de relever des traits caractéristiques de laide chinoise à madagascar. laide chinoise comprend essentiellement de prêts projets, daide humanitaire, de formation, dassistance technique. elle se présente sous forme de dons, de subventions et de prêts sans intérêt. elle est plus flexible, non assortie de conditionnalités affectant la souveraineté économique ou politique du pays bénéficiaire. par rapport à laide fournie par les pays développés du cad, elle est destinée à la construction dinfrastructures, le plus souvent cest une aide liée. elle est relativement de faible montant par rapport à lapport dautres donneurs. les taux dintérêt bas et la facilité avec laquelle elle octroie des prêts rendent laide de la chine très attrayante. ces faits risqueraient, selon des observateurs, de conduire au surendettement des pays concernés. la détermination des relations entre linvestissement direct étranger (ide) et lexportation a fait lobjet de nombreux travaux théoriques et empiriques. la théorie tourne autour de la question si lide est un complément ou un substitut au commerce extérieur. la mesure defficience de linvestissement direct étranger (ide) chinois, pris pour input dans un processus de production en vue de générer deux outputs à savoir lexportation et limportation vers et en provenance de la chine, a été effectuée en vue de déterminer si lide chinois est un complément ou un substitut au commerce extérieur de la chine. la méthode denveloppement des données (dea1) basé sur les modèles ccr2 orienté input et bbc3 orienté input a été utilisée. les données prises en compte sont relatives à la période 2002-2010 pour ce qui est du commerce extérieur et de 2007 à 2010 pour ce qui est des ide, couvrant un échantillon de 20 pays dont la chine. les résultats ont montré que lide chinois est plus efficient à générer loutput « importation » en provenance de la chine relativement à loutput « exportation » vers la chine. en dautres termes, le résultat peut sinterpréter sur le plan théorique que lide chinois est complémentaire à la politique dexportation du pays dorigine de lide. inversement, les résultats obtenus pour les pays développés ont permis de constater que lide en provenance de ces derniers sont plus efficients dans la production de loutput « exportation » vers le pays dorigine. autrement dit, pour cette catégorie de pays, lide est un substitut à la production locale du pays dorigine profitant du prix bas de la main-doeuvre malgache.