les formations vegetales autour de la baie de rigny-antsiranana : flore-structure-ethnobotanique et impacts des utilisations locales
Faculte Des Sciences - nan - None ()
Resume
ce travail concerne lanalyse floristique, structurale et ethnobotanique des formations végétales autour de la baie de rigny. des analyses qualitatives et quantitatives ont été faites afin de connaître létat actuel de la végétation, les modes et les types dutilisations locales, la perception par la population locale sur létat actuel des espèces les plus utilisées et les impacts des utilisations de ces espèces. le statut de conservation des espèces les plus utilisées a été proposé, et des mesures de gestion pour la pérennisation de lutilisation de ces ressources ont été formulées. les analyses floristiques nous ont permis didentifier 295 espèces dont 73% sont endémiques à madagascar et 22% uniquement rencontrées dans la région de diana et de sava. les analyses floristiques et structurales montrent que les activités humaines entraînent la baisse de la richesse et de la diversité floristique, et des perturbations sur la structure démographique. les données ethnobotaniques ont permis dévaluer les besoins, les impacts des utilisations des espèces les plus utilisées et la perception des populations locales sur létat et la nécessité de gestion de ces espèces. les espèces les plus utilisées ont été évaluées daprès le calcul de lindice de lance. quatre vingt quatorze espèces utiles ont été inventoriées parmi lesquelles 24 espèces sont les plus utilisées. ces espèces seront lobjet de valorisation et de gestion rationnelle. pour bismarckia nobilis et hyphaene coriacea, les résultats des enquêtes sur les modes dutilisation et de récolte ont permis de connaître que de nombreuses techniques sont pratiquées par les populations locales pour réduire les impacts négatifs de leur utilisation. les expérimentations des effets des collectes sur la production de feuilles permettent daméliorer le mode de collecte. du point de vue écologique, la structure démographique des espèces les plus utilisées montre que la majorité des ces espèces est coupée avant datteindre le stade de maturation, perturbant ainsi la régénération naturelle. le statut de conservation de 15 espèces est alors élaboré en vue de leur admission à la liste rouge.parmi ces espèces, 4 sont proposées dans le groupe des espèces confrontées à un risque extrêmement élevé dextinction, 7 menacées de risque dextinction très élevée et une vulnérable. les travaux ethnobotaniques couplés avec les travaux écologiques ont permis de confirmer la perception paysanne sur létat des ressources naturelle. il a été démontré quil existe une concordance entre la réponse des habitants et les évaluations écologiques.