le fonds monetaire international dans le redressement de la balance des paiements des pays en developpement : le cas de madagascar
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - nan - None ()
Resume
cette recherche1 analyse les interactions entre endettement extérieur et balance des paiements de madagascar entre 1982 et 2011. des tests économétriques du modèle théorique sont faits. ceux-ci sintéressent à la relation de cointégrations au sens de johansen (1988) entre la variable endogène : taux de change de leuro contre lariary et les variables exogènes : dette extérieure, absorption, revenu national, balance commerciale, réserves et service de la dette ; en ayant recours auxlogiciels économétriqueseviews et gretl. a long terme, les difficultés de la balance des paiements sont expliquées significativement par la hausse accrue des importations mais non pas le fardeau dendettement extérieur. les tests économétriques ont montré, si toutes choses étant égales par ailleurs, que si les importations augmentent de 1%, lariary face à leuro se déprécie de 12,28%. nous rejetons ainsi le modèle théorique qui veut dire une remise en cause deses modèles de base produits par j.-p. laffargue, 1987 ; d. kessler, 1985 et g. feder, 1980 (m. raffinot, 1991). effectivement, même si nos ratios dette/pib et service de la dette/exportations sont très élevés empiriquement et en moyenne le taux dintérêt esttrès élevé face au taux de croissance économique voulant dire que notre dette est insupportable selonla thèse de ces auteurs notre dette est moins importante (j.-f. gautier, 1998) que celles des autres pays africains comme la côte divoire,lezimbabwe, le cameroun cette situation explique probablement la non-vérification de leur théorie. mais, lémission des bta financée essentiellement par le système bancaire (création monétaire non maîtrisée)implique la hausse de crédit intérieur, qui est à lorigine de nos problèmes extérieurs. incontestablement, nos banques commerciales faisant face actuellement aux problèmes de surliquidité bancaire préfèrent prêter à letat malgache, qui est toujours solvable théoriquement, face à leurs aversions aux risques (j. stiglitz, 2002) plutôt que de financer les secteurs privés dans leurs activités productives. ainsi, « la balance des paiements de madagascar nest pas un phénomène essentiellement monétaire » cest-à-dire que les difficultés de la balance des paiements ne sont pas forcément expliqués par « une création monétaire sans contrepartie » (dailleurs celle-ci nest plus autorisée chez nous depuis des années) comme lavaient confirmé les théoriciens initiateurs de lapproche monétaire de la balance des paiements : ambp, principalement j. j. polak, 1957 ; m. mussa, 1974; h. g. johnson et j. a. frenkel, 1976 fmi, 1980 ; mais par une création de crédit intérieur accordée à letat pour le financement de son budget. pourtant, cette création monétaire, faute dimpliquer une hausse de la production, provoque une augmentation du niveau des prix : inflation monétaire. effectivement, les tests économétriques ont montré, si toutes choses étant égales par ailleurs, quune hausse de la masse monétaire de 1% induit une hausse du niveau des prix de 5,57%. celle-ci fait augmenter considérablement les importations car à lintérieur de la nation comme le pib est vérifié stable à court terme (par une simple lecture de nos données danalyse), cette hausse de la demande, expliquée par la hausse de la liquidité, est compensée par les importations ; dun côté. ainsi, nous pouvons aussi confirmer que linflation monétaire ne doit pas forcément être vérifiable que sur des données de très longue date : acceptation de la théorie monétaire de m. friedman, 1956 ; rejet des thèses de g. galand et a. grandjean, 19962 ; a. direr, 20093 ; remise en cause de la lettre de lofce, 20064 dautre côté, cette hausse accrue des importations est expliquée significativement par la suppression de certains droits et taxes à limportation ou dti essentiellement sur les produits pétroliers induisant la dépréciation de lariary. effectivement, le trésor public malgache a attiré lattentiondu public sur le boom du gap de son budget face à la hausse des subventions (bulletin mensuel tahiry du trésor public de madagascar, 2013). ainsi, nous refusons aussi la théorie de lambp de m. mussa (1974) prédisant que la hausse de la taxation induisant une hausse de la liquidité et ainsi les déficits de la balance des paiements dus à la hausse des importations (dépenses) car la suppression de certaines taxations aux importations pour le cas de madagascar encourage, par contre, les importations et donc les déficits extérieurs. toutefois, le rétablissement de ces taxes à limportation renforcerait la hausse du taux de change : dépréciation, et ensuite une perte de pouvoir dachat des ménages malgaches face à linflationet ainsi une récession. par le biais de tout ce processus, nous pouvons confirmer que notre pays risque de faire face à un cercle vicieux de la pauvreté(tahiry, 2013 ; j. j. ratsietison, 2003). et, lannée 1994 constitue une date de rupture car le changement de politique de cette période : régime de change, a occasionné un changement structurel des séries temporelles cest-à-dire la persistance de la perte de valeur de lariary daprès le test de chow (1960).