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impact des normes ias ifrs dans la communication financiere

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Gestion — None ()

Auteur : rabenjarisoa hanta marie jacquette

Année de soutenance : 2015

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

durant les dernières années les dirigeants et autres responsables avaient pour habitude de communiquer de plus en plus d’informations économiques lors des assemblées notamment. or avec le référentiel international, ses références économiques sont directement intégrées dans les comptes de l’entreprise. il en va donc du devoir des représentants de la société d’expliquer les modifications de cette nouvelle approche et surtout expliquer la variation de valeur de l’entreprise dû au nouveau référentiel. en effet, si avec le référentiel international la société perd de sa valeur, il faudra expliquer qu’il s’agit du référentiel international et non d’une faute de gestion pour justifier cette nouvelle valeur. la communication financière est fortement liée à l’évolution du système comptable international par rapport au référentiel comptable. ainsi, l’on distingue plusieurs avantages tels que : · l’avantage se voit dans le fait qu’à l’avenir il n’y aura que deux référentiels très proches donnant une même interprétation des chiffres. · les utilisateurs de l’information financière auront une meilleure visibilité sur les choix dis « stratégique » de l’entreprise dû à une plus grande transparence. · ces normes peuvent être vu comme un élément de transparence qui améliore l’échange sur le marché dû au fait qu’ils soient applicables par beaucoup de pays. mais aussi, ils représentent quelques inconvénients : · la mise en place de ses normes dans une entreprise prend entre 6 mois et un an, selon la taille de l’entreprise. · pour la communauté financière, les changements de méthodes de calculs peuvent être gênante dans l’interprétation de certaines appellations (comme la juste valeur). · il peut y avoir des décalages d’informations lorsque deux entreprises dans un même secteur utilisent deux référentiels différents (une qui utilise les ifrs et l’autre le pcg). on peut voir que la communication financière se veut beaucoup plus transparente qu’auparavant, l’on s’adapterait donc à une nouvelle ère en comptabilité, celle où l’on partage toutes ses informations avec ses créanciers, partenaires et associés. les investisseurs ont donc à priori à leur disposition des états financiers véritables sources d’informations utiles à la prise de décision. mais dans les faits il s’avère que les opinions des investisseurs sur l’apport des ifrs sont nuancées. tous ou presque s’accordent à dire que globalement le bilan est positif. ils apprécient notamment l’accroissement du volume d’informations divulguées, la meilleure comparabilité des comptes, la réintégration au bilan d’éléments hors bilan (comme la pidr, les dérivés, les entités ad-hoc déconsolidées..), l’évaluation à la valeur de marché de certains actifs (financier principalement), etc. ils sont plus réservés sur ifrs 8, alors que l’ancienne norme ias 14 leur apportait un réel plus sur l’analyse des rentabilités des segments opérationnels des entreprises. surtout ils estiment qu’ils auront toujours à retraiter les comptes selon leur approche et les paramètres qu’ils privilégient. ils déplorent ainsi, en dépit de leur aspect prédictif, l’utilisation de modèles internes et d’hypothèses pour l’évaluation de certains éléments. cela perturbe la comparabilité. cependant, des études quantitatives ont montré empiriquement que les ifrs améliorent le contenu informationnel des chiffres comptables. elles réduisent l’asymétrie d’information et offre donc des fourchettes de prix plus resserrées perçues comme le symbole de l’apport de pertinence des ifrs. les investisseurs perçoivent la valeur de l’entreprise d’une manière plus homogène. c’est donc que les ifrs permettent une meilleure évaluation des entreprises et approchent la valeur de marché. au final, les constats et les opinions sont mitigés, mais les ifrs se renouvellent et les différents projets que l’isab met en place offrent une opportunité aux investisseurs de faire valoir leurs attentes et de faire partie intégrante de la réflexion. les projets importants sont : « ifrs appliquées aux pme », « financial statement présentation », lié à l’intégration de l’ensemble des variations des actifs et passifs dans les performances avec comme premier jalon définir ce qu’est la performance et enfin « homogénéisation des évaluations au bilan » qui semblent vouloir orienter les pratiques vers une utilisation accrue de la juste valeur (« fair value measurement »). les investisseurs se satisferaient peut-être de cette application, mais les actionnaires eux redoutent une volatilité des résultats et directement de leurs dividendes et les institutionnels craignent des effets amplificateurs sur les réactions du marché comme on a pu en voir lors de la crise des primes. il est donc primordial de suivre les nouvelles dispositions du référentiel et de continuer à relever l’opinion des investisseurs afin de confirmer les effets bénéfiques des ifrs et de pouvoir apporter une conclusion plus tranchée sur la question dont traitait ce mémoire : les normes ifrs améliorent elles l’information financière pour les investisseurs ?