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lutte contre la corruption aux comores : reference sur l'influence des notables

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Droit — None ()

Auteur : ben charafaine abdillahi

Année de soutenance : 2015

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

lutter contre la corruption dans le monde est un combat qui doit avoir la solidarité de tous. l’organisation des nations unies à travers la convention qu’elle a consacrée à cette lutte a encouragée les autres organisations, de différentes statuts, à s’y intéresser. ainsi, l’union européenne pour l’europe travail minutieusement à la lutte contre le fléau corruption. de même pour l’union africaine pour l’afrique, qui y a aussi consacrée des textes invitant les etats membres de promouvoir la lutte contre la corruption. l’union des comores étant membre de ses organisations, se doit de mettre en oeuvres sa politique de lutte contre la corruption et ce dès maintenant. la création de la commission nationale spécialisée dans ce combat doit être accompagnée par des réalisations concrètes c'est-à-dire, traquer les corrompus et les corrupteurs afin de les traduire en justice. la volonté du président de l’union des comores ne suffit pas, les institutions juridiques du pays doivent garantir véritablement que la loi soit respectée. l’opinion publique doit avoir son mot. ainsi l’etat doit jouer la transparence et être à l’écoute des dénonciations d’abus de pouvoir. la commission nationale spécialisée dans la lutte contre la corruption ne doit pas jouer à elle seule le rôle de service d’écoute. la stratégie de lutte doit être accompagnée par les autorités locales et la justice décentralisée. en effet la justice de proximité serait idéale pour le peuple comorien. mais encore une fois, qu’il ne s’agit pas de créer des institutions pour le simple fait de « créer » ; il faut que la justice exerce son rôle en harmonie avec la démocratie. la commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption doit se rapprocher du peuple comorien. d’abord pour présenter un bilan de travail au bout de deux ou trois années. ainsi il sera facile d’apprécier l’évolution ou non de la mission qui lui a été attribuée. la lutte contre la corruption aux comores doit se faire aux respects de la tradition et des moeurs du pays. l’islam, religion de l’etat comme le précise la constitution comorienne, ne tolère pas la corruption dans la société. il est donc inconcevable que la justice comorienne, qui se dit pourtant respecter entre autres la loi musulmane du coran, ose négliger de réprimer les individus hors la loi. pour y arriver les comores doivent comprendre une fois pour toute que la corruption étant liée à d’autres aspects de la structure des pouvoirs publics, la réduire sans procéder au préalable à des changements radicaux au niveau du comportement des institutions publiques a peu de chances d’aboutir quant à promouvoir la bonne gouvernance. la réflexion mère de notre document exige que l’etat comorien révise clairement les champs d’implication et d’intervention de la notabilité. il doit être claire entre les gouvernants et les notables que les deux pouvoirs doivent se respecter à travers la tradition et les moeurs mais que le pouvoir coutumier n’est pas au dessus du pouvoir étatique donc politique. et ceci sera possible si et seulement si les hauts fonctionnaires et les élites du pays, eux-mêmes notables, arrivent à montrer l’exemple de la distinction de l’autorité étatique et l’autorité coutumière. le rôle de « sages » attribué traditionnellement aux notables doit rester sans pour autant abuser. le renforcement des institutions de bonne gouvernance s’impose, en particulier celui de l’appareil judiciaire, qui est le protecteur des lois et le garant de l’intégrité. les comores doivent s’inspirer des pays occidentaux et africains qui progressent dans leurs expériences de lutte contre la corruption. l’exemple du combat contre la corruption parlementaire au canada est à encourager dans un etat comme les comores. en effet, dans plusieurs pays ce sont les parlementaires qui sont les plus corrompus. la presse est habituée à s’étonner des changements d’opinion des élus du peuple d’une session parlementaire à une autre. ce qui s’est passé à l’assemblée nationale comorienne en début de l’année 2015 le prouve. et à madagascar le changement rapide de couleur des députés à l’assemblée nationale ne se cache pas (cas des mapar 1 et mapar 2). il est grave et choquant de voir que les représentants du peuple, qui doivent s’assurer que le pays repose sur des textes démocratiques, abusent de la confiance du peuple. ainsi, étudier la corruption dans les parlements est également une urgence. le cas des comores est inquiétant dans la mesure où le pays a besoin de développement et d’un réveil économique.