l'unite de direction dans le groupe de societes
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Droit — None ()
Auteur : rakotobe sandratra
Année de soutenance : 2015
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
pour conclure létude, lunité dans le groupe de sociétés nest pas un sujet statique. elle pourrait être brillamment enrichie et débattue à travers les observations et les recommandations. les groupes de sociétés sont des acteurs influents au coeur de la forte compétitivité qui domine léconomie daujourdhui. pour faire face à la concurrence, la politique organisationnelle de lunité de direction a été lune des plus adoptées. la stratégie structurelle de groupe ne saurait éliminer les risques et les enjeux contraignants de lexistence des groupes de société, mais elle assure toutefois latteinte dun objectif précis dans le cadre dune économie contemporaine et moderne. les groupes de sociétés ont connu un essor et linfluence dune bonne organisation de gestion serait la base de cette ascension fulgurante. pour préserver la survie des acteurs économiques majeurs tels que les groupe de sociétés, il est vivement recommandé et encouragé de promouvoir les efforts pour concilier les différents intérêts en présence.on a toujours remarqué à travers les ouvrages que les auteurs essaient de « vulgariser » lintérêt de la convergence des activités dans un groupe pour arriver à une efficacité et une cohérence interne. ce mécanisme de base nest pas facile à instaurer. certes, les avantages tissés à partir de sa qualité organisationnelle, à savoir, la stabilité et la flexibilité, seraient notables, par rapport aux autres types de structures dentreprises. le développement des groupes de sociétés a été impressionnant. la fiabilité de la politique de gestion en serait une raison féconde. etant donné que chaque groupe de sociétés cherche à être leader sur le marché, la filialisation serait alors la meilleure perspective daccès à un plus grand marché, celui à léchelle mondial. si lentreprise veut se développer internationalement, limplantation à létranger est de rigueur. dans ce cas, le recours à la technique de groupe de sociétés serait indispensable pour la création dune filiale. le groupe deviendrait alors une scène déchanges économiques où la politique de direction joue un rôle primordial. pratiqué le plus souvent chez les grands groupes industriels, les sociétés de même groupe sorganisent pour sentraider à sintroduire sur le marché par le biais des échanges intra-groupes. de cette première conclusion naîtrait une seconde. une filiale serait également une ressource pour ses soeurs, voire pour le groupe. ce qui est peu conciliable dans le cas dune société isolée. celle-ci ne pourrait se voir attribué lavantage de conquérir plus aisément un marché comme une société de groupe. cependant, un point de vue moins optimiste soulèverait un « renversement » dinterprétation de la situation et verrait lentité juridique filiale, comme étant un simple instrument dattaque dans la course à la performance. cette hypothèse laisserait alors supposer une forme dexploitation que subirait une filiale. a cet effet, il est vivement recommandé que labsence de règlementation en matière de groupe de sociétés ne puisse être interprétée de manière abusive. des limites dans les activités et les opérations intra-groupes doivent être clairement posées et sérieusement observées. en poussant la réflexion plus loin, le groupe pourrait être aussi un domaine de spécialisation pour ses membres. afin de répondre aux finalités de lunité de direction, la convergence et la coordination des activités de chaque entité amènent chacune delles à se spécialiser dans un domaine propre (informatique, technologique, juridique, comptable ) et rendre plus performant le fonctionnement de lensemble. ce dernier point met en exergue lautonomie juridique de chaque filiale. labsence de personnalité juridique du groupe de sociétés et de règlementation en la matière maintient ses filiales juridiquement indépendantes. cela suppose une grande flexibilité .les activités du groupe ne se retrouveraient pas freinées par les risques et responsabilités inhérentes des activités de chaque société membre. dailleurs, la malléabilité du groupe de sociétés est présumée viser la pérennité de celui-ci. cest la raison dimportants remaniements à lintérieur de la vie de groupe : comme par exemple, la disparition dune filiale, ou lapparition dune nouvelle filiale. les dirigeants des groupes vont adapter leurs sociétés à lactualité de leur environnement, et protéger le lien existant entre eux et le marché. les arguments avancés sur la formation des groupes varient selon le dirigeant. mais généralement, cela reste dans le cadre classique de recherche de performance. notons toutefois quune multitude de raisons pourraient conduire à la formation dun groupe et la logique économique et la logique juridique ne suffisent pas à cerner la question. comme le sociologue philippe bernoux le dit: « il ny a jamais dautomatisme, mais des choix faits par des dirigeants, et ces choix eux-mêmes sont loin dêtre dictés de manière simple par des calculs économiques. ils se font dans des négociations entre acteurs où des considérations de stratégies internes, de relations entre égaux ou de relations hiérarchiques ont autant de poids que des considérations rationnelles. ( ). »135 cest encore une autre illustration de la grande souplesse qui prédomine dans la structure de groupe. cest un atout considérable, en effet. mais léconomie contemporaine a fait que les groupes de sociétés simprègnent rapidement du marché, quune suggestion dintroduction de cette structure entrepreneuriale dans la vie juridique deviendrait intéressante. le droit malgache ne se trouverait pas moins concernée par le sujet. un certain nombre de groupes de sociétés sactivent sur le marché national et des filiales étrangères sont également implantées sur le territoire. cette réalité économique, bien que tangible ne fait pourtant pas encore lobjet dune consécration juridique exclusive. seule la loi n° 2003-036 du 30 janvier 2004 sur les sociétés commerciales dispose succinctement de quelques articles effleurant la question, mais ne cernent non plus lintégralité de la problématique. la jeunesse de droit malgache la conduit à se référer essentiellement au droit français, malgré certaines inadaptations à la réalité. il est toutefois vivement souhaité le législateur malgache examine ladéquation des dispositions textuelles adoptées au rythme et à lévolution sociale et économique à madagascar. ladaptation de la loi aux situations actuelles serait un meilleur moyen de promouvoir le droit malgache. labsence de textes spécifiques sur les groupes de sociétés narriverait cependant pas à freiner leur émergence ni à madagascar ni ailleurs. les auteurs et le législateur ont essayé d « officialiser » dans le groupe de sociétés, certaines notions, comme lintérêt de groupe et de nombreux principes tirés du droit commun. mais labsence dune règlementation spécifique laisse toujours une ombre de lacune. un « droit des groupes de sociétés » serait de nature très complexe et proposerait une réforme colossale. une réglementation en la matière voudrait certainement une « rigidité » sur tous les plans. toutefois, elle apporterait plus de sécurité juridique à lexistence des groupes de sociétés./.