la séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir juridictionnel : quel avenir ?
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Droit — None ()
Auteur : andrianjafiniaina zarnelson
Année de soutenance : 2015
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
dune manière générale, il découle de lanalyse que la séparation entre le pouvoir exécutif et juridictionnel à madagascar est encore une architecture à bâtir avec ses bases et ses valeurs quon attend delle. une indépendance qui nest quun slogan juridique vide et un équilibre de pouvoir encore à achever. labsence dindépendance de la justice face à lexécutif est toujours le problème du pays. la subordination de lexécutif constitue une entorse à la loi fondamentale. tant que les différentes juridictions sont instrumentalisées au service du pouvoir gouvernant, letat de droit est vain et le développement ne sera jamais au rendez-vous. la tentative de la séparation du pouvoir juridictionnel et lexécutif ou tout précisément ce regard sur lavenir de la séparation des deux pouvoirs entre dans lespoir davoir un pouvoir judiciaire plus indépendant, loin de la soumission et manipulation de lexécutif où cette tendance despotique du pouvoir. elle entre aussi dans lespoir davoir une organisation de linstitution publique plus démocratique sur le plan juridique et pratique. la séparation est soucieuse dune meilleure protection des droits et libertés fondamentaux des citoyens, tout en reconnaissant des pouvoirs aux gouvernants pour permettre à ces derniers dexercer leurs fonctions afin de développer le pays. il faut instaurer letat de droit, la primauté du droit au nom du peuple souverain détenteur de tout pouvoir. en réalité, la tentative nest pas faite ni dans le but daffaiblir le pouvoir des gouvernants, ni de donner un pouvoir supérieur au juge face à lexécutif, ni dinstaurer une séparation parfaite car celle-ci nexiste pas. on tente tout simplement de limiter sa puissance dans le strict minimum, de leur remettre au rang pour que la collaboration entre les pouvoirs soit harmonieuse pour garantir le but fondamental de letat. il faut quun pays si vulnérable comme madagascar soit prêt au moins sur le plan institutionnel et sur le plan juridique de toutes ces nouvelles attentes sociales et nouvelles bouleversement du monde à la pointe de la modernisation que soit sur la structure technique, soit moral. cest pourquoi toute cette analyse de la séparation de pouvoir exécutif et du pouvoir juridictionnel est faite surtout dans notre esprit de tentative de démythification pour apporter notre point de vue sur le système malgache. la vision que cette séparation bipartite va être, cest lavenir de lorganisation des pouvoirs publics quon est entrain dassister sur la pratique maintenant, à la raison que, la séparation des pouvoirs qui est un principe dorganisation des pouvoirs publics devient ainsi un principe de protection des droits fondamentaux des citoyens. quand on parle des droits fondamentaux, cest à celui qui est censé de la protéger que lintention se penche, cest le juge ou le pouvoir judiciaire. il devrait être un organe non seulement régulateur des pouvoirs publics ou régulateur conflits de compétence mais un organe de contre pouvoir, régulateur des agissements des pouvoirs publics en contrôlant lexécutif et régulateur de la vie sociale dans la vision libérale du droit. il faut donc quil exerce pleinement de son indépendance vis-à-vis de son homologue, lexécutif. lindépendance de la justice devrait être construite par le droit, non seulement, mais il faut aussi une volonté politique des dirigeants surtout des constituants lorsquils sont saisis. la volonté doit être suivie deffet par les juges pour que leur résolution ne soit pas une simple déclaration mort-née, pour redorer leur propre institution. il faut que le détenteur du pouvoir juridictionnel malgache franchise la maladie symptomatique que le juge français a déjà franchi « prendre le risque cest arrêter sa carrière ». il revient aux magistrats eux-mêmes de sémanciper face à lempiétement de la puissance publique, de faire valoir son propre institution et revendiquer toutes entraves à la séparation. une séparation et une relation des pouvoirs trouvent une autre dimension actuellement, loin de ce que la théorie ancienne pense. dores et déjà, chacun des organes ou pouvoirs constitués sont faces à des évolutions et des dynamismes socio-juridiques et politiques. des nouveaux débats sinsurgent, de nouveau droit à protéger et de nouvelle relation et mécanisme intentionnel quimpose le siècle de la technologie avancée et de la démocratie moderne, vue notre analyse. ceux-ci ébranlent évidemment lorganisation du pouvoir qui justifie notre vision de rééquilibrage et la recherche dune justice saine et efficace. le principe connait une mutation sur le plan international. le pouvoir juridictionnel nest plus un organe automate mais un acteur essentiel dans letat. on le voit en france, le juridictionnel saffirme et saffiche en tant quorgane à pouvoir irréductible face au pouvoir exécutif. le bouclier se fissure et la prise de pouvoir va dans une perspective de lattente sociale. lexpérience française montre que la séparation bipartite est idéale pour la démocratie et de la liberté, garant de letat de droit. vues ces attentes et cette mutation de lapplication de la théorie dans le temps, nest il pas maintenant nécessaire de réconceptualiser la séparation classique des pouvoirs en vue den garantir vraiment non pas la théorie mais un droit à la separation des pouvoirs ?