decentralisation et securisation fonciere a anjouan, cas des localites de tsembehou et de patsy
Faculte Des Lettres Et Des Sciences Humaines — Géographie — None ()
Auteur : assadillah ahamadi
Année de soutenance : 2015
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
la croissance démographique dans lîle danjouan a entrainé une forte demande en sols en loccurrence pour le bâti et lagriculture. ce phénomène a bouleversé considérablement les habitudes de gestion coutumière de la terre aux dépens dune gestion individuelle et dune marchandisation de lespace. les localités de tsembéhou et de patsy néchappent pas à cette situation. en effet, la restriction spatiale à tsembéhou entraine un fort émiettement parcellaire provoquant un accès de plus en difficile au sol. ainsi, la succession par héritage reste le mode idéal daccès à la terre. tandis quà patsy, la disponibilité de lespace et sa situation géographique de voisinage par rapport à mutsamudu poussent certains gens en provenance dautres localités à venir sy installer. ceci explique la forte marchandisation des terrains acquis suivant le système coutumier sur des vastes espaces de cette localité. en effet, lhéritage et lachat sont devenus les principaux modes daccès à la terre dans ces localités et demeurent ainsi les modes les plus générateurs de conflits fonciers. ces conflits fonciers sont liés au fait que, les services sensés assurer la gestion foncière narrivent pas à réguler les problèmes liés au foncier. cette situation est due dune part à la centralité de ces services et dautre part, aux pluralismes normatifs entre droit coutumier, musulman et moderne. par conséquent, face à ces problèmes, une réforme foncière savère indispensable. la décentralisation foncière constitue ainsi lune des clés pour régulariser lindividualisation et le marché foncier. cette décentralisation, notamment par la mise en place de guichets fonciers, est le corollaire indispensable pour une meilleure gestion foncière dans lîle danjouan en général, les localités de patsy et de tsembéhou en particulier.