resilience des forets malagasy aux pratiques humaines
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — nan — None ()
Auteur : randriamalala ramarolanonana josoa
Année de soutenance : 2015
Diplome : HDR
Langue : FR
Résumé
des pratiques telles que lagriculture sur brûlis et la fabrication de charbon de bois sont à lorigine de la dégradation forestière et de la déforestation à madagascar. ce travail analyse la résilience des forêts malagasy à ces pratiques humaines. des aspects de lévolution postculturale de la végétation en zone humide (banque de graines, succession végétale secondaire et mécanismes expliquant la diversité floristique) dans un contexte dagriculture sur brûlis ont dabord été étudiés. les diversité et densité de la végétation post-agricole et celles des banques de graines correspondantes augmentent au cours des successions secondaires et ce indépendamment de lhistorique des parcelles et des pratiques agricoles correspondantes (mode de préparation des sols et durée de culture). de même, le travail profond des sols et une longue durée de culture ralentissent les dynamiques progressives de cette végétation et favorisent létablissement dune formation herbacée mais ne bloquent pas définitivement lévolution vers létat climacique. ces dynamiques sont dabord les résultats de compétitions entre les espèces herbacées et ligneuses. par contre, le phénomène de facilitation peut expliquer les dynamiques des communautés despèces arbustives et arborées le long des stades de succession. la résilience des forêts sèches à lactivité de production de charbon de bois et au pâturage de petits ruminants a ensuite été abordée. les petits ruminants naffectent pas de façon significative ni la régénération naturelle ni la production en biomasse foliaire des forêts sèches. par contre, la production de charbon de bois réduit leur biomasse ligneuse et peut à terme aboutir à la disparition des espèces à charbon. la résilience des forêts malagasy aux pratiques humaines nest pas uniforme : les forêts humides sont plus résilientes à lagriculture sur brûlis tandis que les forêts sèches ne le sont pas par rapport à lactivité de production de charbon de bois. les perspectives de recherches complètent les résultats qui ont été acquis et concernent, en forêts humides, (i) lanalyse approfondie du mécanisme de régénération (quantification des flux de graines) et (ii) la conception et le test de techniques efficaces et peu coûteuses de restauration. pour ce qui est des forêts sèches, les perspectives de recherches abordent (iii) lamélioration de la précision de lestimation de leur productivité en biomasse et lextension de leur mesure à dautres types de forêts, (iv) lanalyse approfondie de la régénération naturelle et (v) létude des successions végétales secondaires dans les forêts sèches. ces élements concourent à la conception et aux tests de techniques réalistes de restauration des forêts sèches.