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securisation fonciere et developpement local : evaluation de la decentralisation de la gestion fonciere, cas de la commun e rura l e mahitsy

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Economie — None ()

Auteur : andriamasinilaina lili judicaël

Année de soutenance : 2015

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

la terre est un capital toujours important pour le processus de développement tant local que national. actuellement, elle devient un bien marchand et sa valeur ne cesse de s’accroitre. le secteur agricole joue aussi un grand rôle pour la résolution de la crise alimentaire mondiale puisque seule la terre est le facteur le plus stable et pour fournir de la nourriture pour l’humanité. vu une opportunité plus rentable avec un grand marché mondial ; les grands investisseurs étrangers s’efforcent d’apporter leurs capitaux pour investir dans ce secteur dans les pays à vocation agricole. madagascar fait partie de la cible de ces grands investissements, comme nous avons vécu l’expérience avec la société varum indienne qui avait essayé d’investir sur une superficie de plus de millions d’hectares. or, des expériences et des études ont montré que l’entrée de ces grands investisseurs dans un pays où les paysans constituent une grande partie de la population ont ruiné les paysans et causé la multiplication des bidonvilles par l’expulsion des paysans dans leurs terres par les grands investisseurs. la seule clef pour éviter une telle menace, est un système de gestion foncier adaptée à notre situation économique, sociale et culturelle. a ce propos, madagascar avait passé une longue période de réforme. mais la crise foncière est devenue encore de plus en plus préoccupante jusqu’à nos jours. cela signifie que cette reforme ne touche pas le fond du problème fondamental foncier. c’est en 2005, avec la décentralisation de gestion foncière que la sécurisation de la propriété a connu des résultats plus significatifs par rapport à l’ancien système coincé. en particulier pour le cas de la commune rurale de mahitsy , le service est efficace, inclusif, transparent et plus ou moins réglementé. cependant, avec sa vitesse de certification ; la sécurisation à 100% des parcelles lui demande encore une longue période. de plus son impact sur le développement agricole semble encore non significatif. cela prouve qu’il connait déjà une certaine adaptation à la réalité de cette localité. mais il a encore besoin de certaines améliorations comme l’allègement des coûts, la mise à jour des plof ; l’amélioration de la motivation des agents du guichet foncier, le renforcement technique et en matériels et un système de contrôle bien structuré et efficace. or la réalisation de cette amélioration touche tous les organismes impliqués dans le foncier. ainsi dans ce cadre, l’ajustement reste encore un grand travail pour l’etat. d’où notre propositions au niveau du gouvernement d’avoir la volonté de résoudre le problème foncier pour dynamiser notre développement, en se basant sur l’agriculture paysannerie considérée par des analystes la seule solution pour le développement local, national. et aussi le seul garant de la nourriture mondiale durable. ainsi, nous conseillons l’abandon du système d’immatriculation et d’ajuster la gestion foncière locale au système de prescription acquisitive, au système de gestion foncière de régime de ranavalona ii pour être adapté à nos besoins économiques, sociaux, et à notre culture. la conception d’une telle reforme nécessite surtout principalement des représentants des paysans et des différents acteurs le plus élargis possibles. cela nous permet de profiter du contexte mondial actuel, basé par le développement de l’agriculture des paysans. il est à noter aussi que la reforme agraire ne suffit pas pour le développement local. mais il faut la jumeler avec d’autres programmes comme le développement agricole, le système financier efficace, le programme d’infrastructure de base, la politique touristique, et aussi le système commerciale et la politique industrielle et d’exploitation minière