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des réflexions empruntées et choisies sur l'homme vers la redécouverte du thème l'« homo oeconomicus

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - nan - None ()

Auteur : ramambavololona robson johanès

Annee de soutenance : 2015

Diplome : DOCTORAT

Langue : FR

Resume

le thème de l’homme est formé d’abord de discours sur les formes, les symboles et les représentations perceptibles de l’homme, et ensuite, de discours sur ce qu’on croit être de l’essence de l’homme. il est à la fois un discours sur l’homme universel et sur sa substance quotidienne, un discours portant à la fois sur l’apparence et l’essence. dans l’évangile et dans la littérature gréco-romaine, ces deux discours sont opposés l’un à l’autre formant une problématique de : « que pense l’homme de l’homme ? », identique à la question « que pense l’homme à propos du fils de l’homme ? » biblique248. le fond de la question est la substance de l’homme, parce qu’elle est cachée par l’apparence et parce que le thème de l’homme est dominé par des propos sur la résistance de cette apparence à l’investigation intellectuelle en profondeur de l’homme. le visible s’est imposé sur l’intelligible. la réalité de ce dernier, relative à une culture, dénote un comportement certain, une valorisation de l’inconnu, une sorte de puissance attractive, l’appel de l’abîme, comme une anecdote philosophique. mais durant notre investigation, nous avons constaté qu’il ne s’agit pas vraiment de l’abîme, ou d’un sentiment « océanique » comme l’affirme freud, mais plutôt, de l’attraction de la faiblesse. l’homme est attiré par la faiblesse et par la richesse. dans la littérature, la faiblesse est la femme. dans la science économique, par contre, cette faiblesse présentée de façon thématique par la situation des femmes (dans la mesure où cette dernière a un statut économico-politique inférieur à celui de l’homme), par les thèmes de sousdéveloppement, de besoin, bref, de tout ce qui n’est pas conforme à la vision humaine de l’être bien (ou en termes philosophiques, de « l’entendement »). pour notre part, nous avons développé la faiblesse comme étant une partie intégrante de l’homme (interprétation stricto sensu de l’unité de l’homme et de la femme d’après le récit biblique). le récit de l’homme ne peut pas être un récit engagé ; il est un récit contemplatif. le dieu de la bible contemple ses oeuvres et constate que tout est bien ; l’homme-économiste se contemple lui-même et constate qu’il y a des insatisfactions, des besoins, bref et en termes bibliques, il y a la femme et la richesse. les économistes ont traité la nature de l’homme en termes de besoin et non en termes de femmes ou de faiblesse. l’histoire universelle est donc une histoire de l’homme prenant progressivement conscience de ses faiblesses et non pas une histoire des forces productives. les spéculations philosophico-religieuses ont pu percer la carapace de visibles de l’homme par des narrations plus ou moins théâtrales mettant en jeu des protagonistes démiurges, « la » femme, la faiblesse de l’homme et l’homme. elles sont parvenues à la découverte des substances typiquement humain, comme l’âme, les vertus, le destin, etc. l’âme est-elle tellement parfaite qu’elle se comporte comme un comportement idéal et informée. cette âme est la découverte de l’introspection, de la conviction forte de l’homme. en tant que question d’apparence ou de position sociale, la question de qui est l’homme ou qui est l’homo oeconomicus peut se poser dans les rues, mais en tant que question d’essence, la question devient un problème et se pose dans un aréopage de sages, de savants sinon d’initiés, sinon dans le silence de l’intimité ou de l’introspection. l’homo oeconomicus est la réponse de la société savante pour parler de l’homme ; c’est aussi la solution, le nom magique, permettant de résoudre les problèmes de l’identité humaine. dans la littérature, il évoque l’idée de démiurge ; dans la littérature économique, il évoque un ensemble d’arguments et de références pour décrire et expliquer le fonctionnement d’un système, pour placer l’homme dans un phénomène économique pure c’est-à-dire qui ne peut pas être décrit ou saisi par une autre discours (exemples, l’inflation, le marché, etc.) et pour résoudre d’autres en rapport avec l’homme, comme les problèmes politico-économiques du genre, ou encore les problèmes pratiques concrets laissés à la charge ou en marge de la société (exemple le problème écologique suppose un homo oeconomicus inconscient du futur, égoïste et au calcul relativement bon pour le moment.. les réponses de la question de la représentation de l’homme par l’homme se conçoit et se déduit de l’analogie avec celle de jesus et des autres démiurges narrés dans la littérature plus particulièrement religieuse. ce sont : premièrement, les symboles et images figés de l’homme avec lesquels l’homme se décrit lui-même et qui sont des mouvements et des actions et non la finalité de l’action, et deuxièmement, l’ensemble des actions et de mouvement que peut entreprendre l’homme, et troisièmement, la finalité ou le sens des activités humaines vers lequel un arrêt peut être envisageable. le monde n’est pas chrétien, mais la représentation de l’homme est chrétienne, peut-être à cause de l’influence du christianisme, mais surtout à cause des concepts et thèmes que cette religion a développé. les symboles et images figés de l’homme pénètrent de plus en lus dans la vie quotidienne ; ils entretiennent en permanence l’existence de l’homme dans chaque être humain. ce sont des lignes et des courbes usuelles placées à des endroits signalisant la présence de l’homme. exemples les figurines artistiques, ou encore les figurines des plaques de signalisations diverses. ces figurines images représentent ou évoquent des activités précises de l’homme ainsi que l’imminence du repos. la figure de l’homme sur du panneau de signalisation de passage piétonnier, par exemple, ne concerne que l’homme dans un lieu précis ; il ne peut être évoqué, ni n’a de sens que pour l’homme qui traverse une rue utilisée aussi par des véhicules. son évocation s’arrête lorsque le piéton a traversé le tracé qui leur est réservé. le sens de la gravure du chasseur figuré dans les cavernes s’arrête avec la mort du gibier, la pose photographique s’achève avec la photo, etc. la finalité ou le sens des activités humaines vers lequel un arrêt peut être envisageable, par contre soulève des évocations. elle constitue à la fois un « lieu de repos » - selon la conception aristotélicienne - ou encore un lieu où l’action pour laquelle la représentation a été faite perd son sens, et un lieu de nouveaux départs ou plus précisément, de cogitation et de programmation de nouvelles actions. le bout de la représentation de l’homme sur un panneau de signalisation routière, par exemple, ou encore la fin du clic de l’appareil photographique, etc., sont des signes de la fin d’une représentation et le déclenchement de l’activité intellectuelle et de fin de l’ancienne action. dans la représentation de l’homme dans la science économique, le mot « profit » évoque à lui tout seul cette finalité et lieu de repos. l’expression « homo économiques » est une synthèse de ces deux représentations : elle désigne à la fois l’homme se dirigeant vers le lieu de repos et l’homme parvenu au lieu du repos. le mot « profil » est en quelque sorte « l’âme » de cet homo oeconomicus. la représentation de l’homme par l’économie est donc susceptible d’être circonscrite dans quelques concepts symbolique : le profit, le travail, la disponibilité pour l’échange, etc. chaque théoricien, chaque participant à un débat sur l’homme peut apporter leur propre objet fétiche de représentation de l’homme ; le discours sur l’homme tombe dans la rue. le prolongement de cette conclusion sur le discours sur l’homme indique – du moins d’après la philosophie de aristote - une indétermination intrinsèque (ce qui est bon ou mauvais ne l’est qu’en fonction de la notion usitée de bonheur, alors que le bonheur n’est ni bon ni mauvais, ou du moins ineffable et non qualifiable), et surtout ce discours révèle l’existence de deux discours : la théorie et la croyance. le discours sur l’homme est un discours ouvert et non encore achevé, théorique et fidéiste. or théorie et croyance, dans le contexte actuel, sont fortement configurées par les enseignements doctrinaires des religions. d’où les problèmes pratiques et épistémologiques : le discours sur l’homme ne se construit pas sur une base académique unique, et de ce fait, il est toujours contestable ; en outre, il ne se construit pas également sur la base de fait de l’homme réel ou de l’ensemble des hommes, mais sur la base de la représentation de l’homme. le discours sur l’homme est une narration imprégnée de considérations à la fois, pratiques, théoriques (ou éthiques) et dogmatiques, quoique ces considérations ne s’intègrent pas les unes aux autres249, ce qui fait qu’un mal-dit persiste sur le discours sur l’homme. mais cela n’altère aucunement l’apport de la littérature sur le thème de l’homme, notamment par leur thème de l’homme modèle ou de l’homme représenté dans l’étude scientifique de l’homme et surtout le fait que la plupart des littératures sinon toutes, indiquent que l’homme est à la recherche d’un bien ou du bien suprême. avec cette promesse alors, nous allons essayer de reconstruire un discours sur l’homme. ce discours est bâti sur les fondations inachevées des représentations disciplinaires différentes de l’homme. autrement dit, nous reprenons autant que possible ce qui a été dit sur l’homme pour établir l’état de lieu de l’expression « homo oeconomicus ». a cet effet, notre point de départ a été des réflexions sur la représentation de l’homme par lui-même, ou plus précisément l’ « homme représenté » ou de « l’homme narré » - expressions que nous avons utilisé de façon indifférente. la construction de la représentation de l’homme et l’utilisation de la représentation de l’homme, ont été le premier produit et le premier facteur de production de l’humanité. ce sont les premiers produits sociaux et les premiers facteurs sociaux de production. en plagiant la partie biblique portant sur la création de l’homme, nous résumerons alors que dieu créa l’homme, et ce dernier s’est créé son propre image. les réflexions sur la représentation humaine existent mais, sont disséminées dans les variétés de classification des sociétés et des communautés. les matériaux avec lesquels on peut concevoir « la » représentation de l’homme sont si nombreux et tellement vernaculaires qu’ils semblent hétérogènes et ne se prêtent à aucun regroupement. aussi pour surmonter ce problème, nous ne pouvons qu’emprunter des propositions que nous jugeons arbitrairement d’importantes dans la représentation de l’homme représenté ; d’où le titre du chapitre premier : « des réflexions empruntées sur la représentation de l’homme ». a cet effet, nous avons pu profite des apports des disciplines de la science de l’homme et de la philosophie pour meubler nos propos. nous avons exposé la démarche de cette construction de théorie économique dans un second chapitre ; ceci nous a permis, en troisième chapitre, de préciser le contour de l’homme modèle de l’économie qu’est l’homo oeconomicus, avec lequel nous avons achevé la présentation introductive de l’homo oeconomicus. il nous reste alors à exploiter de cet apport des autres disciplines, de leur activités de débroussaillages du terrain sur le thème de l’homme pour parle du fond de la question de l’homme à partir de son véritable lieu de péroraison : l’économique. tel est l’objet du second livre.

Mots cles

homo oeconomicus reflexions empruntees homme represente deux discours science economique images figes activites humaines expression homo