des réflexions empruntées et choisies sur l'homme vers la redécouverte du thème l'« homo oeconomicus
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - nan - None ()
Resume
le thème de lhomme est formé dabord de discours sur les formes, les symboles et les représentations perceptibles de lhomme, et ensuite, de discours sur ce quon croit être de lessence de lhomme. il est à la fois un discours sur lhomme universel et sur sa substance quotidienne, un discours portant à la fois sur lapparence et lessence. dans lévangile et dans la littérature gréco-romaine, ces deux discours sont opposés lun à lautre formant une problématique de : « que pense lhomme de lhomme ? », identique à la question « que pense lhomme à propos du fils de lhomme ? » biblique248. le fond de la question est la substance de lhomme, parce quelle est cachée par lapparence et parce que le thème de lhomme est dominé par des propos sur la résistance de cette apparence à linvestigation intellectuelle en profondeur de lhomme. le visible sest imposé sur lintelligible. la réalité de ce dernier, relative à une culture, dénote un comportement certain, une valorisation de linconnu, une sorte de puissance attractive, lappel de labîme, comme une anecdote philosophique. mais durant notre investigation, nous avons constaté quil ne sagit pas vraiment de labîme, ou dun sentiment « océanique » comme laffirme freud, mais plutôt, de lattraction de la faiblesse. lhomme est attiré par la faiblesse et par la richesse. dans la littérature, la faiblesse est la femme. dans la science économique, par contre, cette faiblesse présentée de façon thématique par la situation des femmes (dans la mesure où cette dernière a un statut économico-politique inférieur à celui de lhomme), par les thèmes de sousdéveloppement, de besoin, bref, de tout ce qui nest pas conforme à la vision humaine de lêtre bien (ou en termes philosophiques, de « lentendement »). pour notre part, nous avons développé la faiblesse comme étant une partie intégrante de lhomme (interprétation stricto sensu de lunité de lhomme et de la femme daprès le récit biblique). le récit de lhomme ne peut pas être un récit engagé ; il est un récit contemplatif. le dieu de la bible contemple ses oeuvres et constate que tout est bien ; lhomme-économiste se contemple lui-même et constate quil y a des insatisfactions, des besoins, bref et en termes bibliques, il y a la femme et la richesse. les économistes ont traité la nature de lhomme en termes de besoin et non en termes de femmes ou de faiblesse. lhistoire universelle est donc une histoire de lhomme prenant progressivement conscience de ses faiblesses et non pas une histoire des forces productives. les spéculations philosophico-religieuses ont pu percer la carapace de visibles de lhomme par des narrations plus ou moins théâtrales mettant en jeu des protagonistes démiurges, « la » femme, la faiblesse de lhomme et lhomme. elles sont parvenues à la découverte des substances typiquement humain, comme lâme, les vertus, le destin, etc. lâme est-elle tellement parfaite quelle se comporte comme un comportement idéal et informée. cette âme est la découverte de lintrospection, de la conviction forte de lhomme. en tant que question dapparence ou de position sociale, la question de qui est lhomme ou qui est lhomo oeconomicus peut se poser dans les rues, mais en tant que question dessence, la question devient un problème et se pose dans un aréopage de sages, de savants sinon dinitiés, sinon dans le silence de lintimité ou de lintrospection. lhomo oeconomicus est la réponse de la société savante pour parler de lhomme ; cest aussi la solution, le nom magique, permettant de résoudre les problèmes de lidentité humaine. dans la littérature, il évoque lidée de démiurge ; dans la littérature économique, il évoque un ensemble darguments et de références pour décrire et expliquer le fonctionnement dun système, pour placer lhomme dans un phénomène économique pure cest-à-dire qui ne peut pas être décrit ou saisi par une autre discours (exemples, linflation, le marché, etc.) et pour résoudre dautres en rapport avec lhomme, comme les problèmes politico-économiques du genre, ou encore les problèmes pratiques concrets laissés à la charge ou en marge de la société (exemple le problème écologique suppose un homo oeconomicus inconscient du futur, égoïste et au calcul relativement bon pour le moment.. les réponses de la question de la représentation de lhomme par lhomme se conçoit et se déduit de lanalogie avec celle de jesus et des autres démiurges narrés dans la littérature plus particulièrement religieuse. ce sont : premièrement, les symboles et images figés de lhomme avec lesquels lhomme se décrit lui-même et qui sont des mouvements et des actions et non la finalité de laction, et deuxièmement, lensemble des actions et de mouvement que peut entreprendre lhomme, et troisièmement, la finalité ou le sens des activités humaines vers lequel un arrêt peut être envisageable. le monde nest pas chrétien, mais la représentation de lhomme est chrétienne, peut-être à cause de linfluence du christianisme, mais surtout à cause des concepts et thèmes que cette religion a développé. les symboles et images figés de lhomme pénètrent de plus en lus dans la vie quotidienne ; ils entretiennent en permanence lexistence de lhomme dans chaque être humain. ce sont des lignes et des courbes usuelles placées à des endroits signalisant la présence de lhomme. exemples les figurines artistiques, ou encore les figurines des plaques de signalisations diverses. ces figurines images représentent ou évoquent des activités précises de lhomme ainsi que limminence du repos. la figure de lhomme sur du panneau de signalisation de passage piétonnier, par exemple, ne concerne que lhomme dans un lieu précis ; il ne peut être évoqué, ni na de sens que pour lhomme qui traverse une rue utilisée aussi par des véhicules. son évocation sarrête lorsque le piéton a traversé le tracé qui leur est réservé. le sens de la gravure du chasseur figuré dans les cavernes sarrête avec la mort du gibier, la pose photographique sachève avec la photo, etc. la finalité ou le sens des activités humaines vers lequel un arrêt peut être envisageable, par contre soulève des évocations. elle constitue à la fois un « lieu de repos » - selon la conception aristotélicienne - ou encore un lieu où laction pour laquelle la représentation a été faite perd son sens, et un lieu de nouveaux départs ou plus précisément, de cogitation et de programmation de nouvelles actions. le bout de la représentation de lhomme sur un panneau de signalisation routière, par exemple, ou encore la fin du clic de lappareil photographique, etc., sont des signes de la fin dune représentation et le déclenchement de lactivité intellectuelle et de fin de lancienne action. dans la représentation de lhomme dans la science économique, le mot « profit » évoque à lui tout seul cette finalité et lieu de repos. lexpression « homo économiques » est une synthèse de ces deux représentations : elle désigne à la fois lhomme se dirigeant vers le lieu de repos et lhomme parvenu au lieu du repos. le mot « profil » est en quelque sorte « lâme » de cet homo oeconomicus. la représentation de lhomme par léconomie est donc susceptible dêtre circonscrite dans quelques concepts symbolique : le profit, le travail, la disponibilité pour léchange, etc. chaque théoricien, chaque participant à un débat sur lhomme peut apporter leur propre objet fétiche de représentation de lhomme ; le discours sur lhomme tombe dans la rue. le prolongement de cette conclusion sur le discours sur lhomme indique du moins daprès la philosophie de aristote - une indétermination intrinsèque (ce qui est bon ou mauvais ne lest quen fonction de la notion usitée de bonheur, alors que le bonheur nest ni bon ni mauvais, ou du moins ineffable et non qualifiable), et surtout ce discours révèle lexistence de deux discours : la théorie et la croyance. le discours sur lhomme est un discours ouvert et non encore achevé, théorique et fidéiste. or théorie et croyance, dans le contexte actuel, sont fortement configurées par les enseignements doctrinaires des religions. doù les problèmes pratiques et épistémologiques : le discours sur lhomme ne se construit pas sur une base académique unique, et de ce fait, il est toujours contestable ; en outre, il ne se construit pas également sur la base de fait de lhomme réel ou de lensemble des hommes, mais sur la base de la représentation de lhomme. le discours sur lhomme est une narration imprégnée de considérations à la fois, pratiques, théoriques (ou éthiques) et dogmatiques, quoique ces considérations ne sintègrent pas les unes aux autres249, ce qui fait quun mal-dit persiste sur le discours sur lhomme. mais cela naltère aucunement lapport de la littérature sur le thème de lhomme, notamment par leur thème de lhomme modèle ou de lhomme représenté dans létude scientifique de lhomme et surtout le fait que la plupart des littératures sinon toutes, indiquent que lhomme est à la recherche dun bien ou du bien suprême. avec cette promesse alors, nous allons essayer de reconstruire un discours sur lhomme. ce discours est bâti sur les fondations inachevées des représentations disciplinaires différentes de lhomme. autrement dit, nous reprenons autant que possible ce qui a été dit sur lhomme pour établir létat de lieu de lexpression « homo oeconomicus ». a cet effet, notre point de départ a été des réflexions sur la représentation de lhomme par lui-même, ou plus précisément l « homme représenté » ou de « lhomme narré » - expressions que nous avons utilisé de façon indifférente. la construction de la représentation de lhomme et lutilisation de la représentation de lhomme, ont été le premier produit et le premier facteur de production de lhumanité. ce sont les premiers produits sociaux et les premiers facteurs sociaux de production. en plagiant la partie biblique portant sur la création de lhomme, nous résumerons alors que dieu créa lhomme, et ce dernier sest créé son propre image. les réflexions sur la représentation humaine existent mais, sont disséminées dans les variétés de classification des sociétés et des communautés. les matériaux avec lesquels on peut concevoir « la » représentation de lhomme sont si nombreux et tellement vernaculaires quils semblent hétérogènes et ne se prêtent à aucun regroupement. aussi pour surmonter ce problème, nous ne pouvons quemprunter des propositions que nous jugeons arbitrairement dimportantes dans la représentation de lhomme représenté ; doù le titre du chapitre premier : « des réflexions empruntées sur la représentation de lhomme ». a cet effet, nous avons pu profite des apports des disciplines de la science de lhomme et de la philosophie pour meubler nos propos. nous avons exposé la démarche de cette construction de théorie économique dans un second chapitre ; ceci nous a permis, en troisième chapitre, de préciser le contour de lhomme modèle de léconomie quest lhomo oeconomicus, avec lequel nous avons achevé la présentation introductive de lhomo oeconomicus. il nous reste alors à exploiter de cet apport des autres disciplines, de leur activités de débroussaillages du terrain sur le thème de lhomme pour parle du fond de la question de lhomme à partir de son véritable lieu de péroraison : léconomique. tel est lobjet du second livre.