Université d’Antananarivo

Portail des Thèses et Mémoires

Plateforme institutionnelle de diffusion des thèses et mémoires soutenus à l’Université d’Antananarivo.

← Retour aux résultats
Vignette du document

ecologie alimentaire de eulemur cinereiceps (grandidieri et milne-edwards, 1890) en vue de sa conservation dans la nap ankarabolava angakatrika du district de vangaindrano

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()

Auteur : rafenoarisoa felaniaina

Année de soutenance : 2016

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

e. cinereiceps du sud-est de madagascar, classée en danger critique depuis 2004, possède la plus petite aire de répartition géographique de toutes les espèces de eulemur. des menaces ne cessent de s’accroître dans les sites de e. cinereiceps dont la forêt dense humide de basse altitude de vohipaho. afin d’abaisser ces menaces, le missouri botanical garden a décidé d’inscrire ce site parmi les nap. ainsi il est indispensable de connaitre l’interrelation entre cette espèce de lémurien et son milieu. la problématique est donc de quelle manière eulemur cinereiceps s’adapte dans cet écosystème que l’on veut conserver ? l’hypothèse avancée est que e. cinereiceps contribuerait à la conservation de son écosystème en diversifiant son régime alimentaire selon la disponibilité des aliments et en rendant service à son milieu par la consommation des fruits dont les graines favorisent la régénération de la forêt. du mois d’octobre 2014 au mois de mars 2015, en utilisant les méthodes de scan animal sampling, focal animal sampling, de phénologie et de transect, un groupe de sept individus a été suivi quotidiennement de 8h à 17h. l’alimentation occupe les 12,48% du budget d’activité journalière et est le précurseur de trois activités majeures telles que le déplacement, le repos et le sommeil. a ces dernières sont alloués les 79,55% du budget d’activité journalière. le groupe suivi consomme pendant les 93% du temps d’alimentation 13 essences sur les 56 ressources. elles sont catégorisées en plantes les plus recherchées dont schizolaena elongata, liane et cryptocaria sp., celles appréciées (dombeia thouarsii, pandanus microcephalus, stephanostegia capuroni), les accessoires (chrysophyllum boivinianum et grewia sp.), les aléatoires (clidenia hirta, garcinia chapelieri, tricalysia sp., chassalia bojeri) et les négligeables (42 autres espèces). cette catégorisation est basée suivant trois critères, le taux relatif de temps de consommation, le nombre de parties consommées de la plante ressource et la fréquence de la récurrence journalière de la plante dans l’alimentation. le régime est frugivore, car il est constitué de 80% de fruits. cependant l’étude phénologique menée pendant la période de pluie en début 2015 a montré que les 13 plantes les plus consommées portent 77% de fruits et à 91% de feuilles. l’abondance des 13 plantes caractéristiques du régime est inversement proportionnelle aux valeurs de critères de leur catégorisation. la majeure partie des plantes consommées sont des jeunes plants. le groupe étudié arrive à s’adapter dans son milieu de 39,64ha et à contribuer à la conservation de cette future nap.