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la conciliation/mediation familiale au service de la protection de la famille cas de la conciliation en matiere familiale au niveau des cliniques juridiques

Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — Droit — None ()

Auteur : razaka landy misa

Année de soutenance : 2016

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

pour conclure notre travail, nous allons emprunter cette formulation selon laquelle « (…) les institutions sont ce qu’en font les hommes, plus que disent les textes. mais l’inverse est également vrai : les lois influences les comportements (…). la loi demeure irremplaçable : reflet des moeurs, elle en est aussi le modèle : la loi dans la vie familiale a une fonction directrice et exemplaire, un effet amplificateur et modérateur (…)110 ». cette conception concerne le cas du mariage mais elle reste toujours valable dans toute situation et réalités pratiques qui devraient être soumis à un texte juridique pour le bien de tous. la médiation familiale, porteuse de bienfaits pour toute famille et ainsi pour la société en générale, doit avoir sa place dans le droit positif malgache. reste à savoir comment l’etat qui s’est engagé à protéger la famille, unité fondamentale de la société, et à promouvoir la justice de proximité compte réaliser ses obligations. on ne peut se passer des remarques suivantes concernant l’institution de la médiation familiale dans le droit positif malgache. d’une part, pour pouvoir la réaliser, on doit encore faire une reforme du droit de la famille dans laquelle on définit les conflits familiaux – domaine dans lequel va intervenir les médiateurs familiaux, on rend moins difficiles la conception de ces conflits et par la suite, on privilégie la médiation familiale. la reforme du droit de la famille constitue, dans ce cas, le cadre qui va édicter la nécessité de mettre en place la médiation en matière familiale comme mesure d’accompagnement nécessaire pour sa mise en oeuvre. d’autre part, la mission des médiateurs familiaux ne doit pas se limiter à l’orientation des parties vers d’autres autorités en cas de défaut d’entente entre elles après une mission de médiation familiale ou en cas de situation ne relevant pas de leur compétence. la mission de médiation doit aller au-delà de la simple orientation si l’on veut que la fonction protectrice de la famille et des relations familiales des médiateurs familiaux aboutisse. on ne doit pas concevoir une orientation des parties sans accompagnement. en d’autres termes, il faut aller jusqu’au bout dans la mission de protection de la famille par les médiateurs familiaux et on ne doit laisser les parties à michemin dans la recherche d’une solution à leur conflit familial en les abandonnant entre les mains d’une autre autorité compétente.