analyse de la situation de reference des plantations forestieres dans le district d'anjozorobe-region analamanga
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques - Foresterie et Environnement - None ()
Auteur : rasoarinaivo angelina rondrotsifantenana
Annee de soutenance : 2016
Diplome : MASTER 2 PRO
Langue : FR
Resume
la forêt constitue la principale source dénergie disponible pour les zones rurales des pays moins développés. a madagascar, lapprovisionnement en énergie domestique est assuré par les plantations paysannes. laugmentation du besoin requiert donc lextension des plantations forestières. la présente étude se veut danalyser la situation actuelle des reboisements dans une zone de prédilection de leucalyptus robusta à madagascar. la zone détude est constituée par quatre communes (anjozorobe, ambongamarina, analaroa, betatao) dans le district danjozorobe. les plantations paysannes de ce district comptent parmi les principaux fournisseurs de charbons de bois du capital. les principales méthodes utilisées lors de cette étude ont été la télédétection et lenquête socio-économique auprès des reboiseurs. le résultat de la télédétection a montré que la dynamique spatio-temporelle des plantations y suit une évolution ascendante entre les années 2000 et 2015. laugmentation moyenne annuelle des superficies est de 738ha. létendue reboisée actuelle est de 13625 ha soit 13% des terrains susceptibles dêtre reboisés dans la zone. les communes sont classées comme suit selon lordre croissant du taux de boisement : anjozorobe (46%), betatao (18%), analaroa (7%) et ambongamarina (3%). la différence de la dynamique de reboisement est principalement due à limportance des facteurs tels que les feux de forêt, linsécurité foncière et le manque de moyen financier. en effet, environ 35% des reboiseurs sont classés comme très vulnérables car ils investissent sur de terrains non titrés, ne dépassant pas 1ha et dont le produit ne leur apportent pas un surplus de revenus. lenquête effectuée au niveau des reboiseurs, quant à elle, a permis de démontrer lexistence des défaillances techniques. lors de la préparation du sol au reboisement, la trouaison constitue la principale technique utilisée (71% des reboiseurs) à part le labour en ligne et le labour en plein. il est toutefois à noter que 17% des reboiseurs seulement appliquent la technique selon la norme de 40cm3. lors du traitement des taillis deucalyptus, un raccourcissement de la rotation de coupe est observé car 25% des reboiseurs adoptent une rotation de 2 ans, 40% une rotation de 3 ans et 30% une rotation de 4 ans. sachant que la productivité maximum du taillis deucalyptus est obtenue à 6ans, alors la pratique observée dans cette zone naboutit quà une faible productivité. a cela sajoute linsuffisance des soins sylvicoles apportés au peuplement. il est donc recommandé aux acteurs de développement dadopter de nouvelle approche de reboisement basée sur lassociation des reboiseurs afin de faciliter loctroi des appuis techniques, financiers et matériels outre la clarification de la situation foncière des terrains à reboiser. lensemble de ces mesures permet de renforcer la dynamique de reboisement dans cette zone et dassurer la durabilité de lapprovisionnement en bois-énergie de la région.