Université d’Antananarivo

Portail des Thèses et Mémoires

Plateforme institutionnelle de diffusion des thèses et mémoires soutenus à l’Université d’Antananarivo.

← Retour aux résultats
Vignette du document

contribution à l'étude de la potentialité de régénération naturelle des espèces endémiques, menacées et de valeurs économiques : alluaudia procera drake, cedrelopsis grevei baillon et quivisianthe papinae baillon dans la réserve spéciale de bezà mahafaly

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()

Auteur : ramananjatovo rindra

Année de soutenance : 2016

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

malgré sa richesse en termes de biodiversité et son niveau d’endémisme élevé, la forêt dense sèche fait partie d’un écosystème fragile due à la faible capacité de ses espèces floristiques à se régénérer. maitriser les conditions optimales d’installation et de développement des régénérations naturelles des espèces endémiques, menacées et de valeurs économiques : alluaudia procera drake, cedrelopsis grevei baillon et quivisianthe papinae baillon en forêt tropicale sèche s’avère ainsi nécessaire pour assurer la pérennité de ces espèces. tel est l’objectif principal de cette présente recherche. comme zone d’études, la réserve spéciale de bezà mahafaly a été choisie du fait qu’elle présente les différents faciès des forêts tropicales sèches ainsi que les autres formations caractéristiques du sud et sud-ouest de madagascar. afin de déterminer les conditions optimales de développement des régénérations naturelles des espèces étudiées, la méthodologie adoptée est constituée des investigations bibliographiques, des entretiens et des enquêtes auprès de la population locale, de l’analyse des facteurs écologiques de l’habitat comprenant l’analyse sylvicole de la végétation, de l’étude biologique et physiologique des espèces, et enfin de l’étude socio-économique des modes de prélèvements par les communautés villageoises des produits ligneux et non ligneux issus des espèces étudiées. plusieurs facteurs entrent en jeu dans l’installation et le développement des régénérations naturelles des espèces étudiées dont les plus importants sont le climat, la pédologie, la topographie, la structure de la végétation, les modes de multiplication et de dispersion des espèces, leur tempérament, leur comportements phénologiques (floraison et fructification) ainsi que leurs modes d’exploitation par les communautés locales. il faut une combinaison de plusieurs facteurs pour amorcer et favoriser le processus de régénération naturelle des espèces cibles. parmi ces paramètres qui conditionnent l’installation des régénérations naturelles, le type de sol et le climat sont considérés comme étant les principaux facteurs affectant la potentialité des espèces à se régénérer. les conditions climatiques affectent directement la germination des semences. la disponibilité en graines résultant de la durée et la périodicité de la floraison joue un rôle clé dans la régénération des espèces. toutefois, les rejets de souche contribuent positivement à leur multiplication. les produits issus des trois espèces étudiées sont fortement exploités par la population locale. par conséquent, la densité arbustive des espèces cibles diminue avec la proximité des villages. les résultats obtenus ont montré que la capacité de régénération de l’espèce alluaudia procera est faible. cette espèce est fortement menacée. par contre, pour cedrelopsis grevei, la régénération naturelle de l’espèce est bonne même en milieu perturbé. quant à quivisianthe papinae, la potentialité de l’espèce à se régénérer est moyenne avec une possibilité de renouvellement du peuplement.