la condition des femmes originaires d'afrique de l'ouest en france entre enfermement et émancipation : éléments de réflexions sociopolitique et juridique
Faculte De Droit Et De Sciences Politiques - Droit - None ()
Resume
limmigration des femmes originaires dafrique subsaharienne en direction de la france est fonction de la situation sociale, politique et économique du continent africain. depuis les années 80, elles sont de plus en plus nombreuses à émigrer alors même que la france remet progressivement en cause les conventions bilatérales qui dérogeaient à lordonnance n°45- 2685 du 2 novembre 1945 régissant en principe, lentrée et le séjour des étrangers. cela même en dehors du cadre du regroupement familial comme ce fut fréquemment le cas antérieurement. les nombreuses modifications du régime général posé par lordonnance de 1945 résultent de la nécessaire adaptation de la législation française à des impératifs communautaires notamment depuis ladoption du traité de maastricht en 1992. loctroi de lasile est une question qui intéresse les femmes notamment celles menacées dexcision, motif qui nest admis que de manière restreinte par les autorités françaises contrairement à dautres pays. les candidates malheureuses à limmigration sont contraintes de séjourner en france de manière illégale. ces immigrées clandestines ne sont pas pour autant privées de tout droit. cependant leur situation est parfois en contradiction avec les conventions relatives à la protection des droits de lhomme. ces femmes immigrées sont le plus souvent victimes de discrimination bien que leur niveau de compétence dune génération à lautre, soit en nette progression. en réaction aux problèmes dintégration et désireuses de préserver leur culture, les communautés africaines perpétuent certaines coutumes qui sont en violation des conventions internationales portant sur les droits de lhomme et de celles portant spécifiquement sur les droits de la femme. corrélativement ce repli communautaire rend plus difficile lassimilation des immigrées qui souvent ne sont pas informées de leurs droits.