etude des impacts socioéconomiques des forêts de grevillea banksii (proteaceae) sur les moyens d'existence des communautés locales dans la partie orientale de madagascar
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()
Auteur : harimanana sombiniaina larissa
Année de soutenance : 2016
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
plusieurs années après lintroduction de grevillea banksii à madagascar en guise dembroussaillement, des préoccupations se sont penchées sur les éventuels impacts que les forêts de grevillea exercent sur les communautés locales. lobjectif de cette étude consiste alors à connaître les perceptions paysannes sur ces forêts et à évaluer lenvergure des avantages et/ou des méfaits quelles suscitent. les sites détudes, notamment toamasina ii dans le secteur nord, et farafangana dans le secteur sud, font partie des premières zones dintroduction de lespèce. plusieurs types denquêtes socio-économiques ont formé la base de linvestigation, à savoir des enquêtes par questionnaire, des entretiens avec des personnes cibles, des discussions informelles et des focus group discussion. les méthodes de traitement des données se sont particulièrement axées sur lanalyse ffom, lanalyse multicritère, lanalyse coût-bénéfice, lanalyse filière, la cartographie sociale et les tests statistiques tels que le test de student et le test de comparaison des proportions. la conception paysanne a connu une tournure remarquable entre la première invasion de lespèce et ces dix dernières années durant lesquelles le besoin en bois sest fait ressentir. mais il est à noter que le métier ou lactivité principale dexistence des individus influence cette conception comme il a été observé chez les diverses parties prenantes. les bienfaits cités abordent les quatre (4) sortes de services écosystémiques qui sont : lapprovisionnement (bois dénergie, bois de service), la régulation (pluies, purification de lair), la protection (contre lérosion) et le soutien (pharmacopée traditionnelle). mais ce sont les intérêts en bois et en source de revenus qui prédominent. les effets néfastes affectent essentiellement le domaine social comme la sécurité et touchent les moyens dexistence des habitants tels que lélevage bovin, lagriculture. pourtant, les impacts observés et mentionnés sont plus positifs que préjudiciables. de même, les coûts occasionnés par grevillea ne sont pas plus importants que les revenus bénéficiés via lexploitation des forêts. les dépenses des ménages pour léradication de lespèce et pour le renouvellement des piliers de case de grevillea se situent respectivement entre 12 000 et 30 000mga par mois pour 100m2 et entre 16 200 et 40 500 mga par an. la valorisation de lespèce est devenue très propice vu le besoin grandissant en bois dénergie en fonction de lexpansion des villes et de la croissance démographique. pourtant, elle ne constitue pas le plus important des sources de revenu des ménages. au terme de cette étude, le besoin daméliorer le cadre socio-économique de la population au moyen dexploitation de grevillea et la nécessité de gérer ces forêts durablement ont été mis en exergue.