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etude écobiologique de l'invasion de grevillea banksii (proteaceae) r. br dans la région orientale de madagascar

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()

Auteur : radaniela andrianoro aina

Année de soutenance : 2016

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

les espèces envahissantes constituent l’une des principales causes de l’érosion biologique dans le monde. les îles sont les plus vulnérables face à ce phénomène. la richesse biologique inestimable de madagascar n’échappe pas à ce fléau. l’espèce grevillea banksii est originaire d’australie. elle est surtout utilisée en ornementation. elle a été identifiée en tant qu’espèce envahissante dans plusieurs pays comme guadeloupe et hawaï. l’espèce a été introduite à madagascar vers 1958 comme essence d’embroussaillement. la présente étude a pour objectif principal de déterminer si grevillea banksii représente une menace pour la diversité biologique et l’écosystème, locaux. plusieurs méthodes ont été adoptées telles que l’investigation bibliographique, la cartographie, les inventaires forestiers, les enquêtes, des analyses sylvicoles et des analyses statistiques. ainsi, de différents résultats ont pu être obtenus. les onze (11) critères qui caractérisent et définissent les espèces envahissantes ont été vérifiés pour l’espèce grevillea banksii. les taux d’invasion ont estimés que grevillea banksii est moyennement envahissant dans la région toamasina et peu envahissant dans celle de farafangana. la zone de répartition s’étale le long de la région orientale, de maroantsetra jusqu’à fort-dauphin. la zone d’occurrence pourrait s’étendre vers les hautes terres centrales. les facteurs biologiques et écologiques régulant l’installation de l’espèce ont également été identifiés. il a été déterminé que l’espèce produit de nombreuses graines ailées qui sont dispersées facilement par le vent (anémochorie). egalement, grevillea banksii est pyrophyte et rustique, et les cultures sur brûlis pratiquée dans cette zone favorisent sa prolifération. aussi, la plante n’est pas exigeante et elle est rencontrée sur différents types de reliefs (basse colline, lavaka, bord de cours d’eau, etc.). les analyses sylvicoles ont permis de ressortir que la flore associée de grevillea banksii est composée essentiellement de ambora purpurea (monimiaceae), eucalyptus camaldulensis (myrtaceae), psidium cattleyanum (myrtaceae) et ravenala madagascariensis (strelitziaceae). la forêt de grevillea la plus abondante a été observée à ambonivato avec 44 127 tiges/ha avec une dominance de 179 m²/ha et un volume de bois égal à 328 m3/ha. d’autre part, grevillea banksii présente une bonne capacité de régénération avec un taux de 3 841 % (à amibasy, région farafangana). toutefois, une surexploitation en bois de chauffe et en charbonnage menace la plante. l’espèce étant héliophile de type pionnier, ne subsiste pas dans les forêts naturelles. en conclusion, l’espèce ne constitue pas encore une menace pour les habitats naturels et la biodiversité dans sa zone d’occupation. elle s’installe surtout dans les formations secondaires dégradées et dans les steppes et constitue une espèce importante d’embroussaillement et de bois d’énergie. par conséquent, une stratégie de gestion durable est suggérée dans le but de générer et utiliser durablement les forêts de grevillea banksii. elle est basée sur le reboisement de l’essence, la diversification des produits forestiers et le maintien de l’intégralité écologique et de la multifonctionnalité de la forêt.