parcours naturels du plateau mahafaly (sud-ouest de madagascar) : groupements végétaux, espèces fourragères et leur valorisation
Faculte Des Sciences - nan - None ()
Auteur : ononamandimby antsonantenainarivony
Annee de soutenance : 2017
Diplome : DOCTORAT
Langue : FR
Resume
ce travail vise à identifier les groupements végétaux pâturés dans le plateau mahafaly et de caracteriser et évaluer leur potentialité en production de biomasse fourragère. en effet, 90 parcelles de 30 m x 30 m ont été placés en allant de la mer jusquau plateau calcaire à lest du parc national tsimanampesotse. soixante pourcent (soit 120 espèces) des 201 espèces inventoriées dans les huit groupements identifiés sont des espèces fourragères dont 53 arbustives, 37 herbacées, 20 arbres et 10 lianes. la savane à aristida spp. et à panicum voeltzkowii sur sol rouge et celle à heteropogon contortus et à panicum voeltzkowii sur sol rouge ou calcaire constituent les principaux parcours naturels sur le plateau avec une production de biomasse fourragère herbacée de 0,65 et 1,51t/ha/an respectivement. les forêts sèches à capuronanthus mahafaliensis sur sable roux, à commiphora humbertii et à diospyros manampetsae sur sol calcaire et à cedrelopsis gracilis et à croton geayi sur sol rouge à lintérieur du parc national tsimanampesotse produisent 0,15/t/ha/an de biomasse en moyenne. les productions sont respectivement 1 ; 0,43 et 0, 35t/ha/an dans la prairie à paspalum vaginatum et à sporobolus virginicus sur sol halomorphe, le fourré à euphorbia stenoclada et à solanum hippophaeoides sur sable blanc et la forêt sèche dégradée à acacia bellula et à solanum hippophaeoides sur sable beige. pendant la saison sèche, la faible production de biomasse fourragère herbacée (0,4t/ha) et la concentration des animaux transhumant dans la plaine littorale favorisent lexploitation deuphorbia stenoclada qui est une fourragère arbustive. face à limportance et lexigence des éleveurs en biomasse fournie par cette plante, elle est soumise à une forte pression de récolte entraînant un taux de mortalité élevé jusquà 20%. les récoltes excessives, les modalités de récoltes, surtout la coupe apicale ou labattage constituent les principales causes de mortalité de lindividu. pour prendre des mesures appropriées à la préservation deuphorbia stenoclada. les résultats confirment la capacité de lespèce à se reproduire naturellement sans aucun traitement ou rajout dhormones. le taux de germination de graines et le taux de survie de bouture de branche de. stenoclada est de 75 et 80% respectivement. quel que soit le mode de reproduction, le sable blanc provenant de la dune sableuse littorale est le meilleur substrat pour sa croissance et son développement. en guise de conclusion, les deux groupements de savanes dans le plateau calcaire à lest du parc national tsimpampesotse sont les groupements végétaux appropriés aux parcours naturels. cependant, linsécurité dans cette zone oblige les éleveurs à amener leurs animaux dans la plaine littorale durant la saison sèche, ce qui entraîne une surexploitation de e. stenoclada. bien que cette espèce se reproduise naturellement par voie sexuée et végétative et que les résultats sur la germination de graines et le bouturage de branches ex situ soient satisfaisants, lespèce nest pas à l abri des pressions et menaces face à sa croissance très lente et à la faible potentialité de sa population à répondre aux besoins quotidiens en biomasse des animaux.