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utilisation de la spectroscopie proche infrarouge pour la prediction de l'infradensite de ravenala madagascariensis provenant de quatre sites de madagascar : vavatenina, soanierana ivongo, beforona et brickaville

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()

Auteur : rasoamanana lalaina patricia

Année de soutenance : 2018

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

la spir ou spectroscopie proche infrarouge a été reconnue comme une des méthodes non destructives performantes pour l’analyse des propriétés du bois. par rapport aux méthodes traditionnelles utilisées en laboratoire, elle permet une analyse rapide et multiple, à faible coût et ne nécessite pas de grande préparation des échantillons, après l’élaboration d’un modèle. une étude a été réalisée pour évaluer la potentialité de cette méthode à prédire l’infradensité d’une espèce non ligneuse endémique de madagascar qui est ravenala madagascariensis, afin d’analyser ensuite la variabilité de cette propriété. l’analyse se base sur 237 paires d’échantillons (identiques deux à deux), provenant de quatre sites différents, notamment soanierana ivongo, beforona, brickaville et vavatenina, en considérant les variétés locales existantes. les échantillons proviennent de 3 compartiments de l’arbre, dont le stipe, le pétiole et la gaine foliaire. une partie des échantillons a été utilisée pour la mesure des valeurs de référence en laboratoire, et leurs échantillons jumeaux ont été utilisés pour l’acquisition des spectres. les spectres ont été acquis en réflexion diffuse au moyen d’un spectromètre portatif micronir avec une gamme spectrale variant de 950 à 1650 nm (6060 cm-1 à 10526 cm-1), et une résolution de 6,2 nm (39,4 cm-1). les modèles ont été établis en utilisant la régression pls, avec sélection de longueurs d’onde et en essayant différentes combinaisons de prétraitements spectraux. les modèles ont été testés en validation croisée répétée avec 4 blocs et en validation indépendante. les spectres non prétraités ont donné des prédictions médiocres. le meilleur prétraitement qui a permis d’obtenir le meilleur modèle est la combinaison « snv+dt », avec une rmsecv égale à 0,013, un r²cv égal à 0,73, un rpdcv égal à 2,76, un r² en validation indépendante égal à 0,70, une rmsep égale à 0,017 et un rpd en prédiction égal à 2,17, avec un nombre de 11 variables latentes. pour le cas de ce prétraitement, le modèle avec sélection de longueurs d’onde a donné une erreur en validation croisée (rmsecv) plus élevée par rapport au modèle sans sélection de longueurs d’onde. le modèle choisi dans cette étude est donc un modèle sans sélection de longueurs d’onde. mais il y a des prétraitements où le modèle avec sélection de longueurs d’onde est meilleur par rapport au modèle sans sélection. la prédiction à travers l’utilisation du modèle établi a permis de démontrer la variabilité radiale de l’infradensité de l’espèce. l’infradensité de la partie périphérique est plus élevée par rapport à celle de la partie centrale, avec une différence hautement significative au seuil de 0,1%. en moyenne, cette infradensité au centre est de 0,082g/cm3, et celle de la partie périphérique est de 0,12g/cm3, soit une différence de 46,3%. l’effet de l’interaction partie×compartiment sur l’infradensité est significatif au seuil de 1%. mais les sites ou les variétés n’ont pas d’influence significative au seuil de 5% sur la variabilité radiale de l’infradensité. les facteurs site, variété et compartiment ont aussi des influences significatives sur l’infradensité au seuil de 5%.