la culture du haricot (phaseolus vulgaris l.) dans le moyen ouest du vakinankaratra : effets d'apports de phosphore et de l'inoculation par des rhizobia
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques - nan - None ()
Resume
le haricot (phaseolus vulgaris l.) dispose dexcellentes qualités nutritionnelles, notamment une teneur élevée en protéines, qui est en fait un aliment de choix en complément des aliments riches en amidon (riz, tubercules ). ses besoins en azote pour sa croissance sont couverts grâce à la fixation symbiotique dazote (fsn). néanmoins, sa culture fait face à diverses contraintes. le phosphore (p), un élément très limitant dans les sols ferrallitiques, est particulièrement important pour assurer la fsn. dautres contraintes abiotiques comme l'acidité des sols et la toxicité aluminique peuvent également affecter la plante. de plus, la réussite de la fsn dépend de la présence de souches rhizobiennes spécifiques et efficientes dans le sol. dans ce contexte, lobjectif principal de la thèse est didentifier les facteurs pouvant expliquer les faibles rendements du haricot dans le moyen ouest du vakinankaratra. une première expérimentation, multilocale, menée sur 40 parcelles paysannes sur tanety, avait pour objectif dévaluer la réponse de trois variétés de haricot à lapport de p. une deuxième expérimentation, conduite sur quatre essais factoriels en blocs, testait les effets de lapport de p, de la dolomie, linoculation par des souches de rhizobium sur la productivité du haricot. sur deux des quatre sites précédents, les effets de linoculation et de lapport de p sur le pourcentage dazote dérivant de latmosphère (% ndfa) et la quantité dazote fixé par le haricot ont été testés. le p a été apporté sous forme minéral à raison de 0, 50 ou 200 kg p2o5 ha-1 et la dolomie à raison de 0 ou 500 kg ha-1. linoculum utilisé est un mélange de 10 souches locales de rhizobium sélectionnées par le cnre, ayant répondu positivement à des tests dinfectivité et deffectivité au laboratoire. pour les essais multilocaux, sans apport de p, la nodulation du haricot est nulle ou très faible et sa croissance est très limitée. une teneur minimale de présine de 4 mg p kg-1 de sol est un prérequis pour réussir la culture du haricot. un apport de 50 kg p2o5 ha-1 en localisé (ligne) semble suffire pour lever la carence en p, avec un impact positif sur la nodulation et la croissance du haricot. néanmoins, on observe un effet négatif sur le taux de mycorhization. la dolomie a aussi donné un effet significatif sur le pheau (qui passe de 5,1 à 6 après apport), avec des effets significatifs sur le nombre de nodules par plante, la biomasse aérienne, le rendement et le taux de mycorhization. linoculation des graines de haricot semble aussi être indispensable, avec des effets sur la nodulation, la production de biomasses, aérienne et racinaire et le rendement. la combinaison des apports de p et de linoculation présente un effet synergique important et, dans ces conditions, le pourcentage dazote fixé (% ndfa) atteint 86 % de lazote total de la plante. malgré ces corrections, la productivité du haricot reste faible, mettant en évidence limportance dautres facteurs. la carence en micronutriments, notamment en molybdène, ainsi que la co-inoculation rhizobium-mycorhizes sont des hypothèses à tester pour tenter daméliorer la productivité du haricot dans le moyen ouest du vakinankaratra.