essai cultural et analyse des perceptions des menages sur l'integration durable des legumes (chayotte, pipengaille et votave) dans leurs habitudes alimentaires : cas du fokontany de karimbelo, district de farafangana
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Agriculture Tropicale et Développement Durable (AT2D) — None ()
Auteur : fanomezana fitahinasoa
Année de soutenance : 2018
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
les ménages de la région atsimo atsinanana se trouvent parmi les plus vulnérables à linsécurité alimentaire à madagascar. leur profil alimentaire est extrêmement pauvre en qualité nutritionnelle. afin daméliorer cette situation alimentaire, le projet nutrihaf envisage dintroduire dans le fokontany de karimbelo les légumes : chayotte, pipengaille et votave, particulièrement choisis pour leur richesse en micronutriments. la présente étude est réalisée en vue danalyser les divers facteurs pouvant influer sur lintégration durable de ces légumes dans les habitudes alimentaires des ménages. dans ce cadre, une expérimentation a été mise en place afin de connaître la capacité dadaptation de ces légumes, complétée dune étude de leur performance économique et une enquête sur leur importance dans lalimentation des exploitants agricoles. les résultats ont montré que lacclimatation de ces légumes dépend en une partie de leur zone de culture caractérisée par son degré dombrage. elles se développent mieux en milieu découvert. les productivités de travail procurées ne sont pas si élevées vu que le cadre nest quexpérimental. létude a toutefois permis de révéler que la variété mara de la votave est la plus intéressante en donnant une productivité de travail de 2072,59 ariary/hj. les connaissances et les appréciations des exploitants agricoles vis-à-vis de ces légumes déterminent leur importance. ils sont convaincus par rapport aux avantages perçus lors de la consommation de ces légumes, mais la non disponibilité et leur faible pouvoir dachat limitent leur consommation. ainsi, lintégration durable de ces légumes dans leurs habitudes alimentaires requiert des interventions accrues sur le plan technique et environnemental, économique et social, tout en considérant la situation des exploitants agricoles et leurs perceptions.