essai d'identification mycologique et moléculaire des agents étiologiques de la chromoblastomycose dans l'environnement
Faculte Des Sciences — Médecine Humaine — None ()
Auteur : maharavo jonah claude luca
Année de soutenance : 2018
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
la chromoblastomycose est une maladie fongique chronique des tissus cutanés et sous-cutanés causée par les genres fonsecaea et cladophialophora et transmise par inoculation traumatique par piqure dépines des plantes ou par contamination tellurique dune plaie existante. dans lenvironnement, les champignons responsables de la maladie se trouvent dans les matières organiques (sol, eau et plantes). madagascar est le premier foyer mondial de cette mycose. depuis 2013, le centre dinfectiologie charles mérieux de luniversité dantananarivo, le service de dermatologie du centre hospitalier universitaire joseph raseta befelatanana antananarivo et luniversité grenoble-alpes conduisent une étude collaborative pour actualiser les données sur lincidence et la répartition géographique des cas de chromoblastomycose à madagascar et identifier les sources potentielles des agents causals dans lenvironnement. dans ce travail, nous avons analysé 21 échantillons (8 sols et 13 plantes) collectés dans les districts de taolagnaro et amboasary sud en vue disoler des agents pathogènes de la chromoblastomycose par des méthodes mycologique (culture sur milieu sabouraud chloramphénicol) et moléculaire (séquençage des régions its (internal transcribed spacer) et d1/d2 de ladn ribosomal des champignons). a partir de 16 colonies de culture, nous avons pu identifier des séquences de cladosporium tenuissimum, cladosporium cladosporioides et alternaria alternata, des champignons noirs (dématiés) saprobes des milieux intérieurs et extérieurs, et non fonsecaea et cladophialophora, les agents de la chromoblastomycose. un échantillonnage environnemental très réduit et peu fréquent, une période climatique probablement peu propice et la méconnaissance de lécosystème dans lequel les champignons pathogènes subsistent pourraient expliquer cette absence de fonsecaea et cladophialophora. les objectifs spécifiques de ce travail ont été atteints car il nous a permis de mieux comprendre les techniques détude des champignons pathogènes ou non chez lhomme. ces résultats auront permis de dégager les points faibles de notre étude et de proposer des actions correctrices qui seront prises en compte lors des prochaines études.