la microfinance à madagascar, étude de ses impacts sur l'inclusion financière et la réduction de la pauvreté
Faculte Des Sciences - nan - None ()
Resume
le principal objectif de la présente thèse est dapporter, à travers des analyses théoriques et empiriques, des éléments de réponse à des questions sur la pauvreté et la microfinance, et notamment d'étudier le rôle de la microfinance dans la lutte contre la pauvreté et lexclusion financière qui est considérée comme une forme de pauvreté, à travers les analyses microéconomique et macroéconomique, en prenant comme exemple le cas de madagascar. plus précisément, cette thèse se propose de contribuer à une meilleure connaissance de la microfinance, de la pauvreté et de linclusion financière à madagascar. nous nous proposons dapprécier la validité des différentes pensées économiques relatives aux relations entre la microfinance et la pauvreté, pour le cas de madagascar. des approches factorielles, descriptives, économétriques ont été utilisées pour démontrer les impacts de la microfinance dans linclusion financière et la réduction de la pauvreté. les résultats de la recherche issus de deux enquêtes (nopoor en 2015 et finscope en 2016) ont montré que les impacts de la microfinance sont limités au niveau microéconomique pour la réduction de la pauvreté mais elle contribue fortement à linclusion financière des ménages actuellement exclus (à cause dune faible profondeur). sur le plan macroéconomique, la microfinance impacte positivement lactivité économique dans son ensemble ; elle permet également de booster les dépenses de consommation finale des ménages et contribue significativement à laugmentation des volumes de services financiers rendus aux ménages moyens. il sagit dun modèle vectoriel à correction derreurs (vecm) dont les variables dépendantes sont le pib, les importations, la consommation finale, la fbcf et les exportations. les données utilisées couvrent la période de 1990 à 2016. les impacts de la microfinance, mesurés par les écarts entre les valeurs des agrégats des nouveaux comptes de la comptabilité nationale de lannée 2007 et les valeurs estimés correspondantes exprimées en terme de pourcentage, sur le pib sont estimés entre 0,2 et 0,3% suivant les hypothèses sur les exportations. aussi, les imfs ont permis daccroître les dépenses de consommation finale des ménages de lordre de 0,1% et plus particulièrement, le sifim rendu aux ménages a augmenté de 8,4%. cette analyse ambitionne pour lélaboration des politiques économiques en général, et les politiques de développement du secteur de la microfinance, en particulier. par ailleurs, elle permet de vérifier ce qui se pratique, concernant ce secteur, pour le cas de madagascar.