rôle des symbioses mycorhizienne et bactérienne : biodisponibilité du phosphore et développement des plants de haricot sur des sols ferrallitiques de madagascar
Faculte Des Sciences - nan - None ()
Auteur : razakatiana adamson tsoushima ernest
Annee de soutenance : 2019
Diplome : DOCTORAT
Langue : FR
Resume
rôle des symbioses mycorhizienne et bactérienne : biodisponibilité du phosphore et développement des plantes de haricot sur le sol ferralitique de madagascar. la valorisation des « tanety » potentiellement cultivables des hautes terres malgaches est actuellement une des meilleures alternatives pour sécuriser les agriculteurs et la population de la grande île. afin d‟améliorer la fertilité de ces sols, il est important de tenir compte des associations symbiotiques entre plantes et microorganismes du sol qui jouent un rôle important dans l'absorption des nutriments (azote (n) et phosphore (p)). ainsi, une attention particulière a été portée sur (i) l‟évaluation de la potentialité et la dynamique des communautés de microorganismes contenues dans le sol, bénéfiques pour les plantes et (ii) l‟importance des interactions plante-sol-microorganismes sur cette dynamique microbienne et sur le rendement des cultures des légumineuses, seules ou associées avec une céréale. pour cela, une expérimentation en serre a été réalisée pour mettre en évidence les potentialités du « système riz pluvial-haricot » favorisant la propagation des symbiotes microbiens et le partage de n et du p tout en stimulant l‟activité des microorganismes du sol de type ferralsols sous une fertilisation contrôlée. ensuite, la diversité fonctionnelle des souches natives de rhizobium associées au haricot (p.vulgaris), de deux sites s1 (lazaina) et s2 (moyen-ouest), a été décrite afin de sélectionner les souches les plus efficientes et performantes et d'identifier leur position taxonomique. enfin, les souches avérées comme performantes ont été testées seules ou co-inoculées avec des champignons endomycorhiziens isolés des sites d‟étude. les résultats obtenus ont montré que le système de co-culture riz pluvial-haricot permet un meilleur développement des plantes et une acquisition ainsi qu‟un meilleur partage des éléments nutritifs des plants de riz. la même tendance est observée lors de l‟utilisation de l‟inoculum i3 (mélange racine de riz et de haricot). il a été aussi démontré que les sols sous le système de culture associative, permettent de maintenir la fertilité des sols prouvée par l‟abondance de la communauté microbienne des sols et ses activités. parmi les 299 souches isolées des sites d‟étude, 14 souches, phylogénétiquement plus proches des espèces r.tropici, r.giardinii, r.pisi et r. hainanense, ont montré leur performance à stimuler le développement du haricot. le mélange de 11 souches de rhizobia performantes du site s1 associés avec m1 (acaulospora sp.) et m2 (glomus sp.) ont montré une stimulation du développement du haricot (induction de 50 % par rapport au témoin) et une meilleure production de nodules (une augmentation de 89 %). la symbiose microbienne est donc garante de la fertilité durable des sols et de la productivité agricole.