dynamique du carbone des sols tropicaux sous l'effet de differents arbres agroforestiers associes ou non avec le riz pluvial : cas de la region itasy
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()
Auteur : rabearison toky jeriniaina
Année de soutenance : 2019
Diplome : MASTER 2
Langue : FR
Résumé
les sols, qui représentent une réserve majeure de carbone du monde sont actuellement lune des ressources les plus vulnérables face au changement climatique. les pratiques agroécologiques comme lagroforesterie sont parmi les solutions préconisées afin de renforcer les puits de gaz à effet de serre dans le sol et pour résoudre le problème de fertilité des sols. cette recherche se focalise alors sur la dynamique du carbone des sols tropicaux sous leffet des différents arbres agroforestiers associés ou non avec le riz pluvial dans la région ditasy. deux types dexpérimentation ont été mis en place pour réaliser cette étude. la technique du δ13c a été utilisée pour étudier laspect qualitatif du carbone organique du sol (cos). les stocks du carbone du sol pour chaque espèce agroforestière seule sont compris entre 73,91 et 76,98 mgc/ha, mais une différence significative du stock nest pas encore observée. par contre, les arbres augmentent significativement le cos par rapport à la savane dans lexpérimentation en macrocosme (p-value < 0,0001 ***) et les cos sont entre 70,49 et 74,77 mgc/ha. leffet de lassociation avec le riz pluvial sur le stock du cos nest toutefois pas significatif (p-value: 0,9149) mais lassociation agroforestière stabilise le stock du cos. pour létude qualitative du cos, leucalyptus avec fertilisants minéraux est la modalité qui possède la plus faible δ13c (-12,28 ) et qui a introduit plus de carbone dans le sol (5,52 mgc/ha). pour lassociation agroforestière, leucalyptus est toujours larbre agroforestier qui est arrivé à diminuer plus le δ13c (-12,10 ). cet arbre arrive à introduire 2,03 mgc/ha, et est suivi des mandariniers (1,26 mgc/ha). lanalyse dans les fractions du sol a montré que la quantité de carbone du sol est la plus élevée dans la fraction fine (entre 19,87 et 22,14 gc/kg sol). en outre, le δ13c de la fraction grossière (-14,79 ) est plus faible par rapport à celle de la fraction fine (-11,45 ). alors, le carbone dérivant des espèces agroforestières sincorpore plus dans la fraction grossière que dans la fraction fine de la matière organique du sol. ainsi, le système agroforestier influence fortement la dynamique quantitative et qualitative du carbone du sol. et en conséquence, cette étude peut servir de guide pour les paysans afin daméliorer la fertilité du sol et pour les politiques nationales dans le but datténuer le changement climatique.