gouvernance du secteur forestier à madagascar : analyse du mecanisme de prise de decision dans le cadre de la lutte contre le trafic de bois precieux
Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques - nan - None ()
Resume
madagascar est mondialement reconnu pour sa richesse en ressources naturelles. concernant la gouvernance de ces ressources, particulièrement les bois précieux, l‟exploitation et l‟exportation anarchiques de ces ressources révèlent les décisions parfois controversées de l‟état malagasy. l‟inscription de l‟ébène (toutes les espèces de diospyros spp.) et du bois de rose (toutes les espèces de dalbergia spp.) de madagascar à l‟annexe ii de la cites n‟a pour effet jusqu‟à ce jour que l‟arrêt de l‟exportation illicite, le problème de gouvernance de cette filière demeure, et c‟est toujours une grande préoccupation de l‟état, particulièrement de l‟administration en charge des forêts et de ses partenaires techniques et financiers, sans oublier les acteurs du secteur de la conservation de la biodiversité et le monde académique. ce travail de recherche a pour objectif de comprendre le mécanisme de prise de décision de l‟état malagasy face aux problèmes de gouvernance des bois précieux malagasy. le cadre analytique de la gouvernance (cag) selon le modèle de hufty est la principale méthodologie utilisée, qui est basé sur cinq outils analytiques : les acteurs, les enjeux, les normes, les points nodaux et le processus de prise de décision. trois acteurs stratégiques sont en présence dans la gouvernance de bois précieux de madagascar : l‟état malagasy, les opérateurs bois précieux et les partenaires techniques et financiers, particulièrement la cites. d‟un côté, les opérateurs de bois précieux se battent pour l‟ouverture de l‟exploitation et l‟exportation de bois précieux de madagascar en menant lobbying et pressions contre l‟état malagasy ; de l‟autre côté, la cites et les partenaires techniques et financiers de l‟état, par ses fameuses recommandations et conditionnalités, contraignent l‟état malagasy à se plier à leurs exigences. l‟inscription des bois précieux de madagascar à l‟annexe ii de la cites est un moment charnière dans la gouvernance de ces ressources. avant cette inscription, ce sont les opérateurs bois précieux qui tirent la ficelle en obtenant systématiquement l‟autorisation d‟exploiter et/ou d‟exporter les bois précieux, malgré les pressions des partenaires techniques et financiers. mais depuis l‟inscription des bois précieux à l‟annexe ii de la cites, c‟est la cites, ses observateurs et collaborateurs qui dictent les actions à mener par madagascar. l‟état malagasy ne peut pas vendre les stocks saisis tant que la cites ne l‟y autorise. tarabusté de tout part, l‟état malagasy n‟a pas le pouvoir de décision dans la gouvernance de ses bois précieux. les résultats de cette thèse peuvent révéler les forces qui s‟affrontent dans la gouvernance des ressources naturelles de l‟île chez d‟autres secteurs, comme les mines.