contribution à la stabilisation des laterites par elaboration d'un liant oxyde de fer et de silice active
Ecole Superieure Polytechnique D’Antananarivo - nan - None ()
Auteur : randriana nambinina richard fortuné
Annee de soutenance : 2004
Diplome : DOCTORAT
Langue : FR
Resume
lobjectif général de cette étude est délaborer un nouveau procédé de stabilisation des latérites, sans ciment, sans cuisson mais fondé sur la réduction microbienne. au lieu dutiliser les stabilisants traditionnels notamment le ciment et la chaux , nous avons choisi la silice active en loccurrence celle de la cendre de balle de paddy et de la latérite riche en oxyde de fer que lon soumet à une réduction microbienne en milieu anaérobie pendant au moins 16 jours et à une température de 30°c en présence de produits organiques ( sucre, urée, foin, manioc ). nous obtenons alors une latérite réduite, qui mélangée avec la silice active de cendre de balle de paddy et moulée donne des éprouvettes dont les résistances à la compression à sec atteignent 57 bars et qui résistent à leau. en effet, immergées pendant 24 heures leurs résistances atteignent 20 bars. ces résistances permettent de classer les éprouvettes susmentionnées dans la catégorie « bon » selon les normes ( camerounaises ). loptimisation des compositions montrent que les meilleures éprouvettes sont obtenues pour un rapport massique fe2o3 / sio2 = 2 / 1 en présence de 5% de sucre. une hypothèse pour expliquer ces résultats consiste en la formation du liant phyllosilicate de fer (ii)de formule fe3si2o5(oh)4 . des études sont en cours pour loptimisation économique de ce nouveau procédé, notamment dans la recherche des produits organiques à bon marché pouvant substituer le sucre et pour la confirmation scientifique de cette hypothèse. les avantages de cette nouvelle méthode de stabilisation sont multiples :  sans cuisson : elle est source déconomie dénergie et non fumigène. ainsi , cette stabilisation est intéressante et non négligeable si on savait quil faut environ 3 kg de bois de chauffe pour obtenir une brique artisanale.  la réduction microbienne par immersion facilite le travail de pétrissage.  sans ciment, une réduction importante du coût de construction est envisageable.  cette stabilisation pourrait concurrencer le stabilisant topsil dans le domaine routier , en effet le coût de ce dernier est de 900 millions par kilomètre.  le mécanisme du liant des murs et lenduit traditionnels malgaches « tambohonny ntaolo, » pourrait être élucidé par la formation du liant phyllosilicate de fer.