volume 1 : le marketing : application
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie — nan — None ()
Auteur : randriambololondrabaryheritianac_dnr_eco_2019
Année de soutenance : 2020
Diplome : HDR
Langue : FR
Résumé
cette synthèse rassemble lutilité du marketing dans le domaine marchand et non marchand. nous avons constaté dans les exemples que lapplication du marketing est devenue une condition indispensable dans une organisation quelle soit marchande ou non et que derrière chaque produit à succès repose souvent un bon plan marketing bien structuré et bien organisé. le mix marketing est lélément déterminant du secteur privé et du secteur public. il nest pas nécessaire de mettre en place un nouveau marketing spécifique au secteur public, il sagit plutôt dadopter un autre angle de vue au sein du marketing. comme exemple, alors que la tarification est lune des variables les plus importantes du marketing dans le secteur privé (wyner, 2002), au sein de ladministration publique, elle ne joue pas un rôle si important dautant quelle paraît difficile à mettre en place. cependant, les domaines du marketing comme le marketing de crise, la communication (les medias) et surtout la distribution sont des variables plus importantes. de façon plus générale, lapplicabilité du marketing dans le secteur public est indispensable. il est important de noter que le marketing nest pas utilisé pour transformer le secteur public en secteur privé. il est censé prendre en compte les spécificités du secteur public de façon à les renforcer à travers lapplication des concepts marketing. daprès walsh (1991) : « pour de nombreuses activités du secteur public, il faut prendre en compte les intérêts de plus dune personne. pour gérer une organisation publique de manière efficace, il faut être imprégné des intentions, des conditions et des tâches spécifiques au domaine » ; ou comme bon (1989) le dit : « même si la démarche générale et la plupart des outils utilisés sont bien évidemment communà tous les secteurs dactivités, la formation au marketing public doit prendre en compte la spécificité propre aux services publics. pour quun tel enseignement soit dynamique et aboutisse à des changements de pratique, il paraît important, dune part, daborder aussi bien la spécificité « service » que la spécificité « publique » et dautre part de combattre le sentiment dimportation des méthodes « lessiviers ». néanmoins, le secteur public doit lui aussi arrêter de se considérer comme aux antipodes du secteur privé. nous venons de dire que pour le secteur public, il faut prendre en compte les intérêts de plus dune personne. dans une certaine mesure, on peut dire la même chose du secteur privé : un produit nest pas fait sur mesure en fonction dun consommateur, cest plutôt le résultat du compromis entre les goûts de plusieurs clients. la personnalisationde masse est définie comme une « stratégie visant à créer de la valeur grâce à linteraction entreprise/consommateur lors de létape de la fabrication du produit de façon à créer des produits sur mesure à un coût et à un prix similaire à ceux de masse. cette nouvelle spécialité du développement de produit est la seule à pouvoir rendre la production de masse. ainsi, il nest pas question de savoir si le produit est un compromis ou non, mais de savoir comment on constitue le groupe de consommateurs ou quelle est la taille de ce groupe. de plus, ladministration publique devrait être plus à lécoute du marketing comme il y a déjà de nombreux domaines où les concepts marketing sont déjà appliqués. selon corinne r. (2018) : « les fonctionnaires nont pas une idée très claire de ce quest le marketing, quils restreignent à la communication (publicité) ». les trois autres variables (produit, prix, distribution) sont moins associées au marketing. ainsi, le marketing est certes déjà appliqué dans le secteur public, mais cest dune façon inconsciente. le potentiel du marketing pourrait être mieux exploité si ses concepts et idées étaient plus présents à lesprit des fonctionnaires. selon levitt (1960) : « lorganisation tend à se voir comme produisant des choses plutôt que comme satisfaisant les besoins dun client ». le marketing est alors traité comme une activité résiduelle, « quelque chose dautre quon doit faire une fois que le travail essentiel de création et de production est terminé ». plus loin, on lit que « les entreprises sont davantage enclines à étudier les caractéristiques de leur matière première pour en déduire la façon de satisfaire leur client plutôt que de sonder et comprendre les besoins ». conscients de la différence qui existe entre le secteur public et le secteur privé, nous analysons ici les limites de lapplication du marketing dans ladministration publique. la limite la plus importante réside surtout dans le fait que ce travail ne peut être considéré que comme une première étape pour relier les termes de marketing et ladministration publique. en effet, il manque un certain nombre de détails. définir ne serait-ce quun terme est déjà un sacré défi, alors regarder leurs différences et leurs similarités ainsi que chercher les limites et le potentiel de leur rapprochement nous oblige à parler de ces notions de façon très générale. plus nous aurions parlé de cas précis en marketing ou en gestion publique, plus nous aurions trouvé des différences ou des similarités. par exemple, les quatre outils correspondant au mix communication cités par kotler et al. (2005) ne nous donnent pas une image exhaustive de la façon dont une organisation communique : « tout ce qui a trait à une organisation véhicule un message : les consommateurs se forgent des impressions sur lorganisation à travers ses équipements, ses employés, ses fonctionnaires le papier à en-tête » (kotler & levy, 1969). ainsi, même le personnel à laccueil pour les demandes de renseignements fait partie du mix communication. de plus, ce livre na traité quune partie très opérationnelle du marketing. mais le marketing traite aussi des questions beaucoup plus stratégiques. donc, la coordination dun plan marketing global serait la clé de lefficacité maximale. nous nen avons pas discuté en détail dans les exemples dans ce livre, nous nous sommes concentrés sur les parties opérationnelles. de plus, la réalisation dun audit marketing régulier serait très bénéfique au secteur public comme au secteur privé. selon kotler & levy (1969) : « pour quune organisation reste viable, la direction doit fournir régulièrement des audits sur ses objectifs, ses ressources et ses opportunités. elle doit réexaminer son activité principale, ses cibles, son avantage concurrentiel, ses canaux de communication et les messages quelle véhicule à la lumière des tendances et des besoins actuels. elle doit reconnaître lorsque le changement est nécessaire et y remédier avant quil ne soit trop tard ». une autre limite aussi se situe dans le fait quil serait intéressant dappliquer le marketing dans le domaine de la santé (marketing social) afin daugmenter limpact des campagnes, dappliquer le marketing dans les musées, les parcs zoologiques, tout en se demandant sur les concepts marketing quils ont déjà eu loccasion dappliquer et où ils voient les limites du marketing dans le secteur public. de cette façon, on peut mieux analyser ce qui se passe dans le secteur public. en réalité, lorganisation privée a bénéficié de beaucoup plus dacquisprovenant de la façon dont les scientifiques parlent et pensent delle par rapport à ladministration publique même sur la seule question de savoir comment elle fonctionne réellement. cette étude aura certainement des portes pour connaître et constater que lapplication du marketing est devenue une nécessité indispensable pour le secteur, marchand ou non. pour conclure, ce travail trouvera certainement des perspectives futures de recherche susceptibles de retracer un chemin clair à suivre par les organisations qui nappliquent pas encore le marketing.