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relation entre systèmes de production et consommations alimentaires dans la région vakinankaratra : cas dans la commune rurale faratsiho

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Agriculture Tropicale et Développement Durable (AT2D) — None ()

Auteur : harenaniaina bakomalala onintsoa

Année de soutenance : 2021

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

la zone de faratsiho est réputée comme productrice, cependant l’insécurité alimentaire persiste parce que les ménages n’arrivent pas tous à atteindre l’énergie nécessaire de 2 133 kcal/j/eqa. même si théoriquement toutes leurs productions agricoles sont autoconsommées, presque la moitié des pauvres et une part négligeable des ménages non pauvres n’arrivent pas à satisfaire ce besoin calorique de base. les pauvres avec une faible production agricole et peu de revenus non agricoles ont souvent recours au marché pour se procurer des aliments. la fluctuation des prix des denrées alimentaires sur le marché les rend encore plus vulnérables. de plus les produits ne sont pas tous destinés à l’autoconsommation et ces sont des produits agricoles les plus nutritifs (légumes et légumineuses) qui sont le plus souvent vendus afin d’acheter les denrées de base. de plus, le riz est vendu à bas prix pendant la période d’abondance et en achetant cette même spéculation pendant la période de soudure où les prix augmentent. les tubercules sont majoritairement destinés à l’autoconsommation. l’insécurité alimentaire présente dans cette zone est saisonnière qui touche surtout les ménages pauvres. car, annuellement, le besoin énergétique issu des aliments de base est atteint, mais fluctue au cours de l’année avec une diminution nette en mois d’aout à septembre (période de soudure) pour les ménages pauvres. concrètement au cours de l’année, les ménages pauvres sont en dessous des 2 133 kcal/j/eqa nécessaires pendant 6 mois sur 12 contre 3 mois sur 12 pour les non-pauvres. leurs habitudes alimentaires sont aussi l’origine de cette situation paradoxale, puisque la consommation alimentaire des ménages est constituée généralement par des céréales et tubercules qui sont des produits riches en glucides et pauvres en éléments nutritifs. ils sont composés essentiellement par du riz qui est l’aliment de base principale des ménages agricoles à faratsiho. en outre, le manioc considéré comme de bien inférieur occupe une place importante pour les pauvres au cours de l’année en complément du riz. de plus, les analyses de la diversité alimentaire et de la consommation des ménages durant la période de soudure révèlent que : (i) la ration alimentaire n’est pas assez diversifiée (8/16) quelques soit le niveau de pauvreté des ménages et (ii) la consommation alimentaire de la majorité des pauvres (57%) et une partie non négligeable des non-pauvres (25%) est considérée pauvre à limite. en perspectives, une étude sur la consommation alimentaire en période d’abondance devrait être entreprise afin d’avoir le maximum d’information sur la situation alimentaire des ménages agricoles dans cette commune. les ménages développent différentes stratégies pendant la période de difficulté alimentaire. la stratégie d’adaptation à la consommation marquée par une diminution en quantité et qualité de la ration alimentaire reste le plus adoptée par les ménages. de plus, ils ont toujours tendance à accompagner le riz avec d’autres aliments de base pour compléter leur besoin journalier les ménages pauvres sont les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire. ainsi donc, les systèmes de production sont liés avec la consommation alimentaire par l’autoproduction et vente des produits agricoles, mais la faible productivité et diversité ainsi que la mauvaise gestion des produits agricoles ne permettent pas aux ménages d’atteindre la sécurité alimentaire via leur propre production. l’augmentation et la diversification des productions sont fortement recommandées pour remédier à ce problème. faratsiho, possède encore de larges superficies encore peu valorisées pour l'agriculture. les versants des collines, appelées « tanety », constituent un gisement important de surfaces cultivables qui permettrait d'augmenter significativement la productivité agricole dans cette zone. réduire la pauvreté et améliorer la production alimentaire sont des recommandations usuelles pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. mais les relations entre pauvreté, production agricole et sécurité alimentaire sont complexes et peu explicitées. cette étude constitue un élément de réponse pour la relation complexe de ces deux concepts