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capitalisation des pratiques agroecologiques dans la region analanjirofo

Ecole Normale Superieure — Agriculture Tropicale et Développement Durable (AT2D) — None ()

Auteur : ralaivoavy christian

Année de soutenance : 2021

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

l’agroécologie désigne un modèle d’agriculture qui s’appuie sur les fonctionnalités offertes par l’écosystème à travers divers processus écologiques et qui vise la conciliation des enjeux agronomiques, environnementaux et socio-économiques. le principal objectif de cette étude consiste à capitaliser les bonnes pratiques agroécologiques diffusées dans la région analanjirofo par l’ong entraide & fraternité. la méthodologie adoptée est basée sur des enquêtes au niveau des paysans adoptants les pratiques agroécologiques et des focus groupes au niveau des organisations paysannes. les informations recueillies ont été analysées et traitées avec le logiciel xlstat. au total, treize (13) pratiques agroécologiques ont été identifiées à travers cinq types de culture : la culture de rente, la riziculture, la culture maraîchère, les autres cultures vivrières et la pépinière. en termes de surface moyenne par exploitant, l’agroforesterie est la pratique la plus adoptée notamment pour la culture de rente, avec une surface moyenne de 0,38ha/exploitant ; suivi du système de riziculture intensive/améliorée (sri/sra) avec une surface moyenne de 0,36ha/adoptant. l’ensemble des pratiques diffusées est actuellement adopté par les paysans et fait partie de leurs pratiques agricoles. une forte variation du taux d’adoption et une disparité du niveau d’intégration ont été constatées. par rapport au nombre d’adoptant, le sra et l’application des engrais organiques restent les pratiques les plus adoptées avec un taux de 81% chacune. contrairement aux cultures vivrières, la culture maraîchère affiche le niveau d’intégration le plus élevé, représenté par une forte pratique de la lutte biologique et l’utilisation des engrais organiques. nombreux sont les facteurs qui incitent ou non les paysans à adopter les techniques diffusées mais les principaux facteurs sont l’augmentation de la productivité et l’adaptabilité des techniques aux contextes locaux. les avantages obtenus s’observent non seulement sur le revenu ou le niveau de vie mais aussi sur l’environnement, la sécurité et la souveraineté alimentaire des paysans.