evolution de la croûte terrestre : cas de madagascar. volume i curriculum vitae et synthese des travaux de recherche
Faculte Des Sciences — nan — None ()
Auteur : madison razanatseheno marie olga
Année de soutenance : 2021
Diplome : HDR
Langue : FR
Résumé
ce mémoire comporte trois chapitres qui représentent les différents phénomènes géologiques, témoins de lévolution de la croûte terrestre. la mise en place du massif de carion, un des plutons granitiques qui se sont apparus lors de lorogenèse est-africaine et les minéralisations gemmifères dans la partie sud de madagascar montrent lévolution de la croûte par le géodynamisme interne ; tandis que lévolution et la formation des lavaka représentent lévolution de la croûte dans sa partie superficielle qui est le géodynamisme externe. lédification du massif de carion le long de la zone de cisaillement dangavo a été datée à 532 ± 5ma. cest un massif granitique, de structure grenue porphyroïde, formé par des phénocristaux dorthose perthitique et de microcline, des gros cristaux de quartz allongé parallèlement à la foliation magmatique. létude structurale du massif de carion par la méthode asm (anisotropie de susceptibilité magnétique) donne un modelé de sa mise en place en quatre étapes successives qui correspondent aux quatre impulsions magmatiques. le pluton est formé de magmas co-génétiques qui ont été puisés de la même chambre magmatique en profondeur. les gisements des pierres précieuses (saphir, rubis et tsavorite) du sud de madagascar sont étudiés. ce sont des corindons gemmes qui se situent dans des formations granulitiques. ils se sont formés par le métamorphisme prograde à 700<t<800°c et 4<p<5kbar. ces minéralisations sont liées à la circulation des fluides metasomatiques le long des zones de cisaillements. lenrichissement en aluminium et en éléments traces des fluides est due à la réaction de desilisification des protolithes, doù la minéralisation en minéraux alumineux comme le corindon gemme. de même pour la minéralisation des tsavorites, une série de fractures ont été reprises par le cisaillement dampanihy, et ont favorisé la remobilisation des fluides. ces gisements typiques de la ceinture néoprotérozoique sont semblables à ceux de linde et de lafrique de lest. pour la prospection du tsavorite, trois principaux metallotectes peuvent être associés : le metallotecte lithologique (lintercalation des gneiss ou léptynites à graphites avec les cipolins), le metallotecte chimique (teneur élevée du vanadium de la roche hôte) et le metallotecte thérmobarometrique (métamorphisme de faciès amphibolite supérieur au faciès granulite) létude des facteurs géologiques du lavaka dans les quatre zones de hautes terres centrales de madagascar a permis de déduire que lhétérogénéité lithologique des différentes unités géologiques et superficielles est un facteur déterminant pour la formation et lévolution des lavaka. sur la nature pétrographique, la proportion du quartz est plus élevée dans des zones à lavaka. les collines monolithologiques (formées seulement de gabbro ou amphibolite) sont moins susceptibles de contenir de lavaka, que les pentes de lithologie mixte (formées par lensemble de granite, de migmatite et de gabbro). les lavaka se sont concentrés le long du contact entre deux unités. un modèle de la formation des lavaka est proposé. la formation et lévolution de lavaka entraine des impacts environnementaux. un système de recolonisation par la végétation des plantes endémiques, laménagement des versants et la protection de lenvironnement sont recommandés pour la lutte contre lérosion et la formation de lavaka.