impacts fonctionnels et socio-cognitifs de la diversite des politiques linguistiques des radios et des televisions de la ville de fianarantsoa
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - Sociologie - None ()
Auteur : solonandriambololona alaikoto bernhardi
Annee de soutenance : 2006
Diplome : DEA
Langue : FR
Resume
maintenant, nous arrivons au terme de notre parcours. la commune de fianarantsoa est une ville cosmopolite et plurilingue. ffectivement, toutes les ethnies de madagascar y sont présents, si nous ne citons que les tsimihety, les tanala, les bara, les merina et les autochtones, les betsileo. cependant, malgré ce caractère multiethnique de la ville, les originaires de la région restent encore majoritaire. dans notre échantillon, ils représentent jusquà 82,50 % même de la population. les merina en second position avec un pourcentage de lordre de 12,50 %. comme nous lavons pu constater à travers les diverses théories de la communication, combien celle-ci dont la langue est lélément central, est influencée par les origines sociales, nous pouvons dire que la ville de fianarantsoa ne peut pas se passer de cette question de pluralisme linguistique. on a trouvé par exemple que le dialecte betsileo est parlé à un pourcentage de 57,39 % suivi par le dialecte merina pour un pourcentage de 33,45 % et en troisième position le français avec un pourcentage de 5,53 %.nonobstant ce pluralisme linguistique, les habitants de la ville ne vivent point dans un désordre linguistique. ils se comprennent et se communiquent entre eux et cela au profit dune langue standard quest le merina. on a beaucoup constaté, lenclin surtout les autochtones vers lusage de cette langue et les chiffres peuvent nous satisfaire à ce point. même si la langue vernaculaire est encore parlée avec un pourcentage élevé, elle nest pas dominante car elle est principalement parlée par les betsileo eux-mêmes. on tend de plus en plus vers lunicité linguistique en faveur du dialecte merina. ce dernier assure mieux la fonction unificatrice ou dintégration que la variante locale.devant ces pratiques linguistiques des habitants, où en sommes donc nos deux médias locaux dans leur politique linguistique ? il est évident, lobjectif de la radio et de la télévision est datteindre une plus grande masse de laudience. elles doivent alors sadresser à celle-ci avec la langue quelle parle.au regard des politiques linguistiques adoptées par ces médias, nous constatons que ces derniers ont beaucoup privilégié les langues véhiculaires au dépens de la langue vernaculaire. la langue merina la plus utilisée, suivie par le français et le betsileo noccupe que la troisième position. les médias ont dune certaine manière été contraint daccorder la priorité à la langue merina, cest la langue connue et pratiquée de tous quels que soient leurs origines. cette unicité linguistique reste également le plus grand privilège de notre pays par rapport aux autres pays plurilingues tanzanie, sénégal, togo, bénin, en second position, une langue étrangère, le français, encore une langue véhiculaire donc assurant une fonction unificatrice. il est vrai que le poids culturel de la colonisation nous a indéniablement submergés. enfin la langue vernaculaire est considérée ici comme une langue qui exclut, elle nincite la participation dautres locuteurs que ceux qui lont déjà parlé. le recours à une langue standard est indispensable, cependant cette politique tend à reléguer au second plan toutes les variantes dialectales existantes. par contre si on essaie de valoriser ces variantes régionales phonétiques, on risquerait de tomber dans le dialogue entre sourd et muet. la meilleure politique serait, celle qui sait combiner les deux tendances : l emploi simultané de la langue véhiculaire et vernaculaire. cependant même avec cela, le problème de la réduction du volume des interlocutions ou interactions dans le processus de communication ne sera pas toujours résolu. cela reste toujours problématique dans le domaine de la politique linguistique à lheure actuelle. malgré lampleur et la valeur exploratoire de la présente recherche, nous pensons quavec notre humble contribution, elle pourrait non seulement orienter certaines décisions prises par les responsables des médias en général et des communicateurs en particulier mais aussi constituer un jalon pour des recherches en matière de politiques linguistiques de la radio et de la télévision.de ce fait, il serait intéressant par exemple daborder comme nouveau thème de recherche cette fonction séparatrice des politiques linguistiques des médias à laquelle certains auditeurs et téléspectateurs seront exclus de la population cible à cause de la différence des langues employées.