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etudes chimiques et toxicologiques de deux plantes toxiques malgaches : dioscorea antaly jum. & perr. (dioscoreaceae) et rhodocodon madagascariensis baker (hyacinthaceae)

Faculte Des Sciences - nan - None ()

Auteur : rakotobe-randriamoeliarivony lolona

Annee de soutenance : 2009

Diplome : DOCTORAT

Langue : FR

Resume

deux plantes endémiques de madagascar, dioscorea antaly jum. et perr., une dioscoreaceae consommée après traitement pendant la période de soudure et rhodocodon madagascariensis baker, une hyacinthaceae utilisée comme raticide ont été étudiées du point de vue chimique et toxicologique. quinze composés, dont cinq diterpénoïdes de type clérodane, quatre flavonoïdes, une catéchine et cinq stilbénoïdes ont été isolés des tubercules de dioscorea antaly. quatre des diterpénoïdes, les antadiosbulbines a et b et les 8-épidiosbulbines e et g sont originaux tandis que les onze autres composés avaient déjà été décrits dans d’autres espèces, soit de dioscoreaceae, soit d’autres plantes. l’extrait brut des tubercules est toxique pour diverses espèces animales à sang chaud tels la souris, le rat, le cobaye et le poulet et aussi pour le poisson. chez la souris, les dl50 24 h, par voie orale et par voie intrapéritonéale sont respectivement de 5 g/kg et 1 g/kg. chez cet animal, l’extrait provoque au niveau de différents organes (cerveau, cœur, foie, poumons, reins, estomac et intestin) des lésions comprenant notamment des congestions vasculaires, des réactions inflammatoires et des œdèmes. la nature et l’importance de ces dommages tissulaires varient selon la voie d’administration, la dose administrée et la durée de l’exposition. l’extrait brut ne provoque pas de modifications anatomopathologiques évidentes chez le poisson médaka (oryzia latipes), à l’exception du foie qui présente une augmentation de la largeur et de l’épaisseur des capillaires sinusoïdaux. l’extrait brut est toxique pour escherichia coli, staphylococcus aureus, vibrio fischeri, v. harveyi, mais inactif sur salmonella typhi et candida tropicalis. il n’est pas cytotoxique et ne possède pas d’activité anti-malariale, ni de propriété anti-inflammatoire. les tubercules de d. antaly doivent être correctement détoxiqués avant consommation. trois bufadiénolides, le scilliroside, la scillirosidine et l’hellébrigénine ont été isolés des bulbes de rhodocodon madagascariensis baker ; ils avaient été caractérisés chez d’autres espèces de hyacinthaceae et chez le crapaud. l’extrait aqueux brut de cette plante est toxique pour la souris, le rat, le cobaye et le poulet, ainsi que pour les têtards de grenouille et le poisson. chez la souris, il provoque des lésions anatomopathologiques au niveau de nombreux organes : cerveau, cœur, foie, poumons, reins, estomac et intestin. comme pour l’extrait de d. antaly, la nature et l’importance des lésions qui sont essentiellement des réactions inflammatoires, des congestions vasculaires et des œdèmes varient selon la dose, la voie d’administration et le temps d’exposition à l’extrait. le cerveau, le foie, les poumons et le cœur sont les plus atteints. chez oryzia latipes, l’extrait de r. madagascariensis retarde le développement embryonnaire. l’extrait n’a pas présenté d’activité antimicrobienne. l’utilisation comme pesticide de r. madagascariensis devrait être accompagnée de précautions.

Mots cles

dioscorea antaly rhodocodon madagascariensis madagascariensis baker deux plantes antaly jum deux plantes toxiques plantes toxiques malgaches toxiques malgaches dioscorea