analyse des impacts macroeconomiques des flux des investissements directs etrangers
Faculte D’Economie, De Gestion Et De Sociologie - Economie - None ()
Resume
depuis 2006, le volume des investissements directs étrangers (ide) à destination de madagascar sest considérablement accru suite à la mise en oeuvre des grands projets miniers (qmm et dynatec). certes, les ides contribuent à la croissance économique et permettent à madagascar daccéder au marché international et à bénéficier de la nouvelle technologie apportée par ces nouveaux investissements. cependant lafflux massif des ide peut entraîner des impacts macroéconomiques non négligeables qui exigent une attention particulière et une gestion macroéconomique adaptée. notre recherche est focalisée sur lanalyse des effets sur léconomie malgache de lafflux des ide à travers une approche théorique puis une approche empirique à laide dun petit modèle déquilibre général calculable simple modèle 123 afin de voir leurs effets sur les indicateurs macroéconomiques sauf sur la croissance économique car la variable « production » est fixée dans le modèle 123 . pour cela, il importe tout dabord de décrire le contexte économique dans lequel évolue léconomie malgache. la politique adoptée depuis la libéralisation et louverture à léconomie mondiale a apporté un progrès à léconomie malgache. la croissance est en progression malgré quelques interruptions dues aux crises politiques survenues presque tous les dix ans se traduisant par une chute du pib, ou aux chocs climatiques dans la région influençant sur la production du secteur primaire. suite à lafflux massif des devises étrangers sur le mid depuis lannée 2006, le taux de change nominal sest apprécié progressivement, si leuro par rapport à lariary était de 2758,4 en mai 2006, ce taux est devenu 2480,1 en juin 2007. laugmentation de lindice du tcer signifie quil y a une appréciation de la monnaie nationale entraînant un changement de la structure des prix relatifs qui pourrait provoquer la perte de compétitivité de notre exportation. comme étant les effets, lappréciation du taux de change réel et le résultat de la maladie hollandaise supposent des grands défis pour la compétitivité et la gestion macroéconomique. pour gérer lafflux dinvestissements étrangers et éviter le syndrome hollandais, il y a trois options: - le déplacement des dépenses des biens non échangeables vers les biens échangeables (importations) ; - la stérilisation temporaire ; - la dépense orientée vers lamélioration de la productivité (dépense dinvestissement). généralement les afflux les ide sont principalement d'une nature permanente et il peut y avoir en effet un changement structurel de l'économie. le taux de change en conséquence doit suivre le mouvement du nouvel équilibre du marché de change avec une intervention des autorités monétaires pour lisser la volatilité. l'impact d'une appréciation du taux de change nominal pourrait être compensé à travers des mesures visant à accroître la productivité et laisserait le taux du change effectif inchangé, de cette façon la compétitivité est sauvegardée. a court terme, une appréciation de la monnaie nationale a une incidence négative sur les exportations et positive sur les importations, ce qui se traduit par une amélioration des termes de léchange de madagascar. toutefois, à plus long terme, l'effet négatif sur la production intérieure sera plus grand que l'effet revenu découlant de l'amélioration des termes de l'échange, une appréciation de la monnaie nationale se traduit par une diminution des exportations et par un ralentissement de la croissance du pib. malgré cela, beaucoup déconomistes reconnaissent un effet global positif des ide sur la croissance des pays en développement. par ailleurs les effets des ide sur linflation et la production sont différents selon les théoriciens. pour les classiques, une augmentation des encaisses de lensemble des agents économiques suite à laugmentation de la quantité de monnaie en circulation en contre partie des devises cédées sur le marché des changes augmente la demande globale, fait progresser par la suite le niveau général des prix et par conséquent fait diminuer la valeur réelle des encaisses puisque la monnaie na pas deffet sur la production. par contre, keynes stipule que laugmentation de loffre de monnaie permet de réduire le taux dintérêt, un facteur pouvant favoriser linvestissement et augmenter le niveau de la production dans le cas de sous-emplois. le deuxième aspect de lanalyse consiste à vérifier à partir dun modèle déquilibre général 123 les effets des ide sur quelques agrégats macroéconomiques de madagascar. les résultats de la simulation confirment lanalyse théorique avancée plus haut : à court terme lafflux des ide entraîne la diminution de lexportation ; laugmentation de limportation, laugmentation du revenu total, la hausse des prix des biens domestiques (pd) correspondant à une appréciation du taux de change réel; et la hausse du prix de la production agrégée (px) qui représente le déflateur du pib et traduit la hausse du prix à la consommation.