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etude comparative de la communaute des agents biologiques qui degradent le bois rencontres sur deux (02) sites dans la station de mandraka et un (01) site dans le l'arboretum a ankatso cas de huit essences de bois : tambourissa trichophylla baker (ambora), agauria sp. (angavo), cedrela odorata (cedrela), bosqueia danguyana leandri (dipaty), neotina isoneura capuron (felamborona), garcinia sp. (kijy), weinmannia rutenbergii (lalona), nuxia capitata (valanirana)

Ecole Superieure Des Sciences Agronomiques — Foresterie et Environnement — None ()

Auteur : randrianoely mevasariaka

Année de soutenance : 2017

Diplome : MASTER 2

Langue : FR

Résumé

le bois est un matériau écologique et biodégradable. cette dernière propriété peut devenir problématique lors de l’utilisation de ce matériau. c’est ainsi que la présente étude a été réalisée comme suite à deux études antérieures : un inventaire des agents biologiques de dégradation du bois dans la forêt de mandraka en 2015 et une étude sur la durabilité naturelle de huit essences de bois, qui font également l’objet de cette étude, en 2016. l’objectif étant de comparer la communauté d’agents biologiques qui dégradent le bois entre (i) trois sites, (ii) huit essences et (iii) les niveaux de dégradation du bois. les huit essences étudiées sont : tambourissa trichophylla baker (ambora), agauria sp. (angavo), cedrela odorata, bosqueia danguyana leandri (dipaty), neotina isoneura capuron (felamborona), garcinia sp. (kijy), weinmannia rutenbergii (lalona) et nuxia capitata (valanirana). les trois sites sont : (i) la forêt de mandraka (site naturel) et deux (02) sites d’essais de champ de durabilité naturelle établis à (ii) mandraka et (iii) ankatso. les substrats considérés ont été les bois morts en forêt pour le site naturel et des éprouvettes d’essais, ayant subi des conditionnements selon la norme en 252 à 16 mois d’exposition, pour les sites d’essais de champ. le travail s’est basé sur des collectes et des identifications des agents biologiques, suivies d’un diagnostic des échantillons de bois. les résultats ont montré que la communauté d’agents biologiques de dégradation du bois identifiés est constituée de diverses espèces de champignons (agents de pourriture) et d’arthropodes (coléoptère, fourmis..). la composition de celle-ci varie suivant les sites et les essences de bois. les niveaux de dégradation des échantillons de bois, allant de faible à très forte, peuvent correspondre à des communautés d’agents identiques (cas des éprouvettes d’essais) ou à des communautés différentes (cas des bois morts). la variation de la durabilité entre les essences est la cause de ce constat. les résultats actuels attestent également une évolution par rapport aux résultats des anciennes recherches. en effet, plus de spécimens d’agents de dégradation sont identifiés et les échantillons de bois présentent un niveau de dégradation plus élevé. ainsi, les essences d’ambora et d’angavo sont les plus adaptées à être utilisées au niveau des trois sites. les autres essences se dégradent plus ou moins rapidement selon le site considéré. cedrela est l’essence la plus vulnérable. tous ces résultats ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour approfondir le développement des protocoles expérimentaux sur les essais de durabilité naturelle des bois malgaches.